ARISTOPHANE | MAURICE L'HOIR (illustrateur).
LYSISTRATA. Bois gravés en couleurs peints et tirés par Maurice L'Hoir.
Aux dépens d'un groupe de bibliophiles, s.d. (achevé d'imprimer le 31 mars 1945) [Georges Girard imprimeur]
1 volume in-4 (28 x 22,5 cm), 103 pages, en feuilles sous couverture imprimée du titre en grands caractères sur le premier plat. 61 compositions gravées sur bois, peintes à la main et tirées par Maurice L'Hoir, dont une en frontispice et 5 à pleine page, les autres en diverses tailles et formes, dans le texte. Sans emboîtage. Excellent état. Le pourtour de la couverture (encore protégée par son papier cristal d'origine) est légèrement bruni. Quelques légers reports des gravures et une trace de couleur beige au bas d'une page (salissure lors de la mise en couleurs).
Tirage unique à 33 exemplaires seulement.
Celui-ci, un des 20 exemplaires sur vélin d'Arches (sans suite) mais accompagné d'une peinture originale signée (crayon, aquarelle et gouache) de dimensions 16 x 14,5 cm environ. L'ensemble des exemplaire est tiré sur le même papier.
Les bois en couleurs ont été peints à la main et tirés sur la presse à bras par Maurice L'Hoir. Le texte a été imprimé sur les presses de Georges Girard imprimeur et achevé d'imprimer le 31 mars 1945.
Ce que ne montre pas les photographies de cette fiche descriptive ce sont les reliefs très prononcés des bois tirés à la presse à bras et le coloris à la gouache au pinceau d'une grande finesse.
Dans Lysistrata, Aristophane imagine pour les femmes un mot d’ordre efficace : « Pour arrêter la guerre, refusez-vous à vos maris. » Alors qu’Athènes et Sparte sont en guerre, Lysistrata, une belle Athénienne, aussi rusée qu'audacieuse, convainc les femmes d'Athènes — Cléonice, Myrrhinè, Lampito — ainsi que celles de toutes les cités grecques, de déclencher et de poursuivre une grève du sexe, jusqu'à ce que les hommes reviennent à la raison et cessent le combat. La pièce a été créée en 411 av. J.-C. dans la cité d'Athènes, lors des Dionysies ou d'autres festivités moins importantes consacrées à Dionysos, les Lénéennes.