mercredi 15 septembre 2021

Stéphane Mallarmé. Portrait lithographié par James Whistler. Vers et Prose (1893), morceaux choisis. Bel exemplaire imprimé sur papier vélin fort.

Stéphane MALLARMÉ - James Abbott McNeill WHISTLER (illustrateur).

VERS ET PROSE. Morceaux choisis. Avec un portrait par James Mc Neill Whistler. Deuxième édition.

Paris, Perrin et Cie, 1893

1 volume in-18 (19 x 13 cm) de 221-(1) pages. Portrait de l'auteur lithographié par Whistler sur papier de Chine contrecollé sur vélin fort.

Reliure de l'époque demi-vélin à la bradel, dos lisse, auteur et titre doré, tête dorée, non rogné, les couvertures imprimées n'ont pas été conservées, doublures et gardes de papier japon argenté texturé. Reliure en excellent état. Intérieur parfait, sans rousseurs, imprimé sur beau papier vélin fort.

Edition originale avec mention de "deuxième édition" sur le titre.

Tirage sur papier vélin fort. (le tirage de luxe est de 10 exemplaires sur Japon et 

Portrait lithographié de Mallarmé imprimé par Belfond à Paris (avec cachet sec rond de l'imprimeur Belfond et Cie, Paris, caractéristique du premier tirage). Les contemporains s'accordèrent à reconnaître que ce portrait "était entre tous, celui qui restituait au plus près la personnalité du poète".

Bien que cette "deuxième édition" soit en tous points identiques à l'édition originale (même année, même éditeur, même pagination, même portrait), on notera au moins une différence de composition dans la table (p. 220).

Désireux que le public ait de lui une anthologie moins coûteuse que Pages et plus consistante que l'Album de vers et de prose de 1888, Mallarmé proposa à Deman l'idée d'un volume in-12. L'éditeur ne manifestant aucun enthousiasme, le projet se concrétisa à Paris, chez Didier et Perrin. 





Ce volume contient des vers (Apparition, Des Fenêtres, Soupir, Les Fleurs, Brise Marine, L'Azur, Don du Poème), des sonnets (Le Pitre Châtié, Tristesset d'été, Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui, Victorieusement fui le suicide beau, Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx, Mes bouquins refermés sur le nom de Paphos, M'introduire dans ton histoire, Quelle soie aux baumes de temps, Tout Orgueil fume t-il du soir, Surgi de la croupe et du bond, Une dentelle s'abolit, Prose (pour des Esseintes), Hérodiade (fragment), L'Après-midi d'un Faune, Eglogue), des poèmes de Poe (le tombeau d'Edgar Poe, le Corbeau, Ulalume, La Dormeuse), et plusieurs pages en prose (Le Nénuphar blanc, Divagation, etc.).

"Daté de 1893 (en réalité novembre 1892), ce recueil a été publié chez Perrin avec en frontispice un portrait de Mallarmé par Whistler. Mallarmé dit de ce portrait qu’il est « une merveille, la seule chose qui ait jamais été faite d’après moi et je m’y souris ». Ce recueil, qui rassemble de nombreux poèmes en vers et en prose du poète, marque la consécration de Mallarmé. Quatre ans plus tard, en 1896, il sera élu « Prince des poètes »." (Musée Stéphane Mallarmé).




Références : Vicaire V, 476 ; Carteret II, p. 99 ; Monda & Montel, pp. 61-65 ; Talvart XIII, pp. 122-123 ; Mallarmé, Œuvres complètes, Pléiade II, pp. 337-338, 1678-1680 ; Catalogue Mallarmé, Un Destin d'écriture, 1998, n° 313, p. 187.

Bel exemplaire très bien relié à l'époque avec le portrait Mallarmé par Whistler en premier tirage.

Prix : 600 euros

mardi 14 septembre 2021

[Mont-St-Michel - Normandie] Notice historique et topographique du Mont-Saint-Michel, de Tombelaine et d'Avranches (1823), par M. L. Blondel. Seconde édition, revue et augmentée par l'auteur. Superbe exemplaire sous sa première couverture de papier peint.


L. BLONDEL

[Mont-St-Michel - Normandie] Notice historique et topographique du Mont-Saint-Michel, de Tombelaine et d'Avranches, par M. L. Blondel. Seconde édition, revue et augmentée par l'auteur.

A Avranches, de l'imprimerie d'A. Tribouillard, libraire, 1823

1 volume in-12 (18 x 11 cm), broché de (4)-175 pages. Bois gravé représentant le Mont-St-Michel imprimé au verso du titre. Superbe couverture en papier peint fleuri de l'époque. Superbe exemplaire très bien conservé.

La notice sur le Mont-St-Michel occupe les pages 1 à 104. La notice sur Tombelaine occupe les pages 105 à 116. La notice sur Avranches occupe les pages 117 à 175 (fin). Le mont Saint-Michel est situé dans le « pays » de l'Avranchin. C'est un îlot rocheux à l’est de l’embouchure du Couesnon, lequel se jette dans la Manche. À l'origine, il était connu sous l'appellation de mont Tombe. Il devait y avoir deux oratoires, l'un dédié à saint Symphorien, l'autre à saint Étienne, édifiés par des ermites aux VIe et VIIe siècles, ainsi que le rapporte la Revelatio ecclesiae sancti Michaelis archangeli in Monte Tumba. À la suite de cette première christianisation du mont Tombe, est érigé un oratoire en l’honneur de l’archange saint Michel en 708 (709 pour la dédicace), comme l'indiquent les Annales du Mont-Saint-Michel rédigées au début du XIIe siècle. Aubert, évêque d'Avranches, installe sur le site une communauté de douze chanoines pour servir le sanctuaire et accueillir les pèlerins. C'est à cette époque que le mont accueillit, à l'est du rocher, les premiers villageois qui fuyaient les raids vikings. À partir de l'an 710 et pendant tout le Moyen Âge, le mont fut couramment surnommé par les clercs « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). En 867, le traité de Compiègne attribue le Cotentin, ainsi que l'Avranchin (bien que ça ne soit pas clairement stipulé), au roi de Bretagne, Salomon. L'Avranchin, tout comme le Cotentin, ne faisaient donc pas partie du territoire normand concédé au chef viking Rollon en 911. Le mont Saint-Michel restait breton, bien que toujours attaché au diocèse d'Avranches, lui-même dans l'antique province ecclésiastique de Rouen, dont la ville principale était aussi devenue capitale de la nouvelle Normandie. Il l'était encore en 933 lorsque Guillaume Ier de Normandie, dit Guillaume Longue Épée, « obtint du roi de France un agrandissement notable de son territoire, avec le Cotentin et l'Avranchin, jusqu'alors contrôlés par les Bretons. Richard Ier de Normandie, fils de Guillaume Longue Épée, eut à cœur de poursuivre l’œuvre de réforme monastique de son père et il ordonna aux chanoines à qui le Mont avait été confié de renoncer à leur vie dissolue ou de quitter les lieux. Tous partirent sauf un, Durand, qui se réforma par amour pour l'archange. C'est ainsi que s'y établirent en 966 des bénédictins issus de différentes abbayes telles, sans doute, Saint-Taurin d'Évreux et Saint-Wandrille. Les pèlerinages sont attestés depuis le IXe siècle.

La première édition de cette notice date de 1816. L'auteur, Louis Blondel (1743-1829), fut avocat et maire d'Avranches. Il n'est guère connu que pour cet ouvrage.



Bon exemplaire.

Prix : 450 euros

lundi 13 septembre 2021

Karl Marx et Friedrich Engels. Le Capital. Critique de l'économie politique. Livre III : le procès d'ensemble de la production capitaliste (I et II). Très bon exemplaire.

 

Karl MARX. ENGELS (Friedrich). (traduction de Julian BORCHARDT et Hippolyte VANDERRYDT).

LE CAPITAL critique de l'économie politique par Karl Marx avec une préface de Friedrich Engels. Livre III : Le procès d'ensemble de la production capitaliste I et II (complet). Traduit à l'Institut des sciences sociales de Bruxelles par Julian Borchardt et Hippolyte Vanderrydt.

Paris, V. Giard et E. Brière, 1901-1902 (imprimerie L. Barnéoud et Cie à Laval).

2 volumes in-8 brochés (23 x 14 cm) de (4)-XXIV et 521 et (4)-596 pages. Très bon état. Brochage solide, les dos ne sont pas fendus. Intérieur très frais. Papier ordinaire légèrement et uniformément teinté (papier non cassant), sans rousseurs.

Edition originale de cette traduction.

Ces deux volumes contiennent "La transformation de la plus-value en profit et du taux de plus-value en taux de profit ; La transformation du profit en profit moyen ; La loi de la baisse tendancielle du taux de profit ; Transformation du capital-marchandise et du capital-argent en capital-commercial et en capital-financier".

Le Capital. Critique de l'économie politique (du titre original allemand Das Kapital. Kritik der politischen Ökonomie) est l'ouvrage majeur du philosophe et théoricien de l'économie politique allemand Karl Marx. Marx a consacré plus de 20 ans de sa vie à l'écriture de cette œuvre, mais n’en a achevé qu’une partie : le premier livre, publié le 14 septembre 1867. Ce premier livre est dédicacé à Wilhelm Wolff et est consacré au développement de la production capitaliste. Des brouillons de Marx ont été utilisés par Friedrich Engels pour publier les livres 2 et 3, en 1885 et 1894, 1901-1902. Les ébauches de Marx consacrées à l'histoire des doctrines économiques ont été publiées par le socialiste allemand Karl Kautsky sous le titre Les Théories de la plus-value (4 vol., 1905-1910).

La traduction française du Livre 1 du Capital publiée en 1872 et révisée par l'auteur est la seconde traduction de cet ouvrage, juste après la traduction russe, également parue cette année-là. C'est aussi la dernière traduction parue du vivant de Marx.

C'est en observant l'industrie britannique contemporaine et ses conditions de travail ainsi qu'en s'appuyant sur les précédents théoriciens de l'économie politique (tels que David Ricardo ou Adam Smith) et en les critiquant que Marx entend démontrer la nature réelle du capitalisme, et mettre l'accent sur les contradictions internes de ce système. L'auteur considérait lui-même son ouvrage comme étant « certainement le plus redoutable missile qui ait été lancé à la tête de la bourgeoisie. ».

Très bon exemplaire.

Prix : 350 euros


vendredi 10 septembre 2021

Paul de Musset. Biographie de Alfred de Musset. 1877. Edition originale. Un des rares exemplaires sur papier de Hollande non décrits par les bibliographes. Superbe exemplaire relié à l'époque en maroquin décoré.


MUSSET (Paul de).

Biographie de Alfred de Musset par Paul de Musset.

Paris, Alphonse Lemerre, 1877 [imprimerie A. Quantin].

1 volume petit in-12 (16 x 10 cm) de (4)-361 pages et 2 feuillets non chiffrés (table et achevé d'imprimer).

Reliure strictement de l'époque plein maroquin aubergine, dos à nerfs richement orné aux petits fers dorés, plats décorés d'un encadrement doré à la Du Seuil, double-filet doré sur les coupes, dentelle dorée en encadrement intérieur des plats, tranche supérieure dorée, relié sur brochure (non rogné). Les couvertures du brochage n'ont pas été conservées. Le volume ne contient ni les VI feuillets de cartons pour les tomes I, II et X des Œuvres d'Alfred de Musset, ni le portrait gravé de l'auteur. Reliure parfaitement conservée à l'état proche du neuf (reliure signée LEVASSEUR). Intérieur très frais.

Edition originale.


Ce volume était publié à 6 francs le volume sur papier teinté (tirage courant). Il a été tiré 130 exemplaires sur papier de Chine à 25 francs et 130 exemplaires sur papier Whatman à 20 francs.

Notre exemplaire est un des quelques exemplaires non justifiés et non décrits par les bibliographes sur papier de Hollande. Nous ne savons pas le chiffre exact du tirage pour ce papier. 

Ce volume constitue le tome XIe et dernier des Œuvres d'Alfred de Musset publiées dans le même format chez Alphone Lemerre. Il était cependant vendu à part. 


Paul de Musset est né à Paris en 1804 et mort en 1880. Frère aîné d'Alfred de Musset, il fut aussi écrivain, auteur notamment de Lui et Elle, en 1859, parodie du récit autobiographique de George Sand, Elle et Lui, sur sa relation tumultueuse avec Alfred de Musset. Paul de Musset vouait un véritable culte à son frère cadet. Paul de Musset jouera un grand rôle dans la redécouverte de l'œuvre d'Alfred de Musset, par la rédaction de biographies et la réédition d'un grand nombre de ses œuvres, comme La Mouche ou les Caprices de Marianne. Paul de Musset attendra cependant 20 ans après la mort de son frère pour donner au public une biographie complète (1877). George Sand était morte en juin 1876, ce qui lui laissait toutes libertés pour écrire enfin la vie de son frère.





"Alfred de Musset aurait connu sa première passion à l'âge de quatre ans, séduit par les récits enflammés de sa cousine Clélie. C'est en tout cas ce que raconte son frère aîné, Paul, dans cette biographie. Entre anecdotes d'enfance insolites et récits d'aventures romantiques, il nous relate la vie du poète et du dramaturge sous un angle inattendu. C'est cette biographie qui a rendu légendaire la passion destructrice d'Alfred de Musset pour George Sand." (Présentation de l'édition de 2010, Collection Points).

Référence : Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, I, 744




Superbe exemplaire richement relié à l'époque de ce texte majeur de l'historiographie Mussetiste.

Prix : 950 euros



jeudi 9 septembre 2021

Henri Dagan. La condition du peuple au XXe siècle par H. Dagan (1904). Condition ouvrière et prolétariat. Sociologie. Anarcho-socialisme.


DAGAN (Henri).

La condition du peuple au XXe siècle par H. Dagan.

Paris, V. Giard et E. Brière, 1904 [Laval, imprimerie parisienne, L. Barnéoud et Cie].

1 volume in-18 broché (19 x 12 cm) de (4)-IV-392 pages. Exemplaire en excellent état, en grande partie non coupé. Le dos n'est pas fendu, brochage solide. Papier légèrement teinté sans rousseur.

Edition originale.

Il n'est pas indiqué de tirage en grand papier.


L'ouvrage se divise en quatre parties. La première partie traite des grèves patronales, des sans-travail à Londres et des causes de la misère des marins pêcheurs. Le seconde partie traite de la femme ouvrière, des conséquences du travail féminin, examine quelques idées féministes et le sort des enfants "industrialisés". La troisième partie traite des grèves en général et de la loi Piot contre le célibat. La quatrième et dernière partie traite du prolétariat juif, contient une lettre à Edouard Drumont et sa réponse. En appendice on trouve une lettre à Charles Maurras sur les conditions de la liberté.


Ce riche volume est rempli de chiffres effrayants quant à la condition misérable du peuple ouvrier en Europe et dans le monde (USA), du sort de la femme ouvrière et de celui des enfants. Les aspects du féminisme sont largement évoqués et critiqués par l'auteur pour aboutir à une situation meilleure pour les femmes et l'ensemble du prolétariat.


"Henri Dagan avait été signalé dans les réunions anarchistes dès le début des années 1890. En 1896 Henri Dagan participait à diverses réunions anarchistes, notamment celles tenues rue de la Montagne Sainte Geneviève. Il était également avec Octave Veret membre de la rédaction de la première série du journal Sur le trimard (Paris, 4 juillet 1895-mars 1896) organe de revendication des "sans travail" dont le gérant était Emile Dodot. Il participait aux réunions du groupe Les Négateurs proche de Mecislas Goldberg.. En 1898 il s’engagea dans l’affaire Dreyfus et participait aux réunions publiques où il traitait souvent du thème de l’antisémitisme. Il fut l’un des collaborateurs de la première série de L’ Homme libre (Paris, 24 juin – 1et décembre 1899), hebdomadaire Dreyfusard « révolutionnaire » publié par E. Girault, Devaldes et Malato, et fondé en réaction contre la dérive jugée trop républicaine du Journal du peuple de Sébastien Faure. En 1903 il fonda le journal L’œuvre nouvelle (1903-1905) et collabora à la seconde série de L’homme libre (Paris, 14 novembre 1903-26 mars 1904) toujours publié par Girault. Il fut ensuite l’un des principaux rédacteurs des Cahiers de l’université populaire (janvier 1906- novembre 1907)." in Dictionnaire des militants anarchistes, en ligne, consulté le 15 mars 2021.












Henri Dagan est l'auteur de Les Superstitions politiques et les phénomènes sociaux (1901 chez P.-V. Stock) et d'une Enquête sur l'Antisémitisme (Stock). Henri Dagan meurt en 1915 âgé de 45 ans seulement. 

Cet ouvrage mérite une belle place dans la bibliothèque de tout bibliophile humaniste.

Très bon exemplaire.

VENDU


mardi 7 septembre 2021

Gustave Flaubert. SALAMMBÔ. Eaux-fortes originales de F. Hertenberger. 1944-1947. 1/10 ex. de tête sur vélin d'Arches avec suite, grand dessin original signé et un grand cuivre original. Très bel exemplaire.


Gustave FLAUBERT | Fernand HERTENBERGER (illustrateur).

SALAMMBÔ. Eaux-fortes originales de F. Hertenberger.

[La Tradition, Malakoff, 1944-1947]

1 volume grand in-4 (33 x 25,5 cm), en feuilles sous couverture imprimée à rabats, 233 pages. 39 eaux-fortes originales de F. Hertenberger, dont un frontispice, 10 doubles pages (dont 3 à pleine page et 7 in-texte), 8 à pleine page et 19 in-texte. Sans emboîtage. Excellent état de l'ensemble.

Tirage limité à 320 exemplaires numérotés tous sur vélin d'Arches.

Celui-ci, un des 10 exemplaires de tête, auxquels on a ajouté un premier état des gravures (eaux-fortes pures) et un original d'une double-page (49 x 20,5 cm. Fusain sur papier teinté. Signé en bas à gauche).

Notre exemplaire est par ailleurs enrichi (non annoncé) du cuivre original d'une composition sur double page. 51 x 35 cm pour la plaque de cuivre. 49 x 20,5 cm pour la gravure.







Cette édition a été réalisée par Paul Durupt. Elle a été commencée en juin 1944 et fut achevée en novembre 1947. La typographie composée à la main a été exécutée par l'imprimerie "La Ruche" (A. et P. Jarach, 20, rue Lalande, Paris 14e arr. Les eaux-fortes de Fernand Hertenberger ont été tirées sur les presses de nos ateliers d'impressions en taille-douce, A. Ragosta étant chef d'ateliers. C'est Albert Winter contremaître qui dirigea le travail aux presses et exécuta les bons à tirer sous la direction de l'artiste. Les pressiers furent Georges Kirstetter, Ch. Schmit, Guy Aner et les deux contremaîtres Albert Winter et Léon Aubert.







Splendide et magistrale illustration du monumental "Salammbô" de Gustave Flaubert. Salammbô prend pour sujet la Guerre des Mercenaires au IIIe siècle av. J.-C. Cette guerre opposa la ville de Carthage aux mercenaires barbares qu’elle avait employés pendant la première Guerre punique, et qui se révoltèrent, furieux de ne pas avoir reçu la solde convenue. L'un des chefs mercenaires, le Libyen Mâtho, s'éprend de la fille d'Hamilcar, Salammbô, prêtresse de Tanit. Cet amour sacrilège donne à Mâtho l'audace de pénétrer nuitamment dans les appartements de Salammbô, après avoir volé le voile sacré de la déesse, auquel semble attachée la fortune de la cité. Salammbô a paru pour la première fois en 1862. En avril 1858, Flaubert se rend en Tunisie afin de voir Carthage, de s'y renseigner, et de lui permettre de rendre avec justesse son sentiment sur les lieux où se déroule son récit. L'écriture de Salammbô fut un parcours de souffrances pour l'auteur de Madame Bovary (1857). Il achève l'écriture de son roman historique totalement épuisé. « J'ai enfin terminé, le 24 avril 1862, dimanche dernier [le 20 avril], à sept heures du matin, mon roman de Salammbô. Les corrections et la copie me demanderont encore un mois et je reviendrai ici dans le milieu de septembre, pour faire paraître mon livre à la fin d'octobre. Mais je n'en puis plus. J'ai la fièvre tous les soirs et à peine si je puis tenir une plume. La fin a été lourde et difficile à venir. »







"Oui, mon cher ami, j'aime Salammbô, parce que j'aime les tentatives et parce que... j'aime Salammbô. J'aime qu'un écrivain, lorsqu'il n'est pas forcé par les circonstances ou entraîné par son activité, à produire sans relâche, mette des années à faire une étude approfondie d'un sujet difficile, et le mène à bien sans se demander si le succès couronnera ses efforts. Rien n'est moins fait pour caresser les habitudes d'esprit des gens du monde, des gens superficiels, des gens pressés, des insouciants en un mot, c'est-à-dire de la majorité des lecteurs, que le sujet de Salammbô. L'homme qui a conçu et achevé la chose a toutes les aspirations et toutes les ferveurs d'un grand artiste. [...]" (George Sand, La Presse, 27 janvier 1863).


Cuivre original 

Plaque 51 x 35 cm


Très beau livre illustré brillant de la majesté du format alliée à la puissance de l'illustration.

Du tirage le plus rare avec la suite complète des eaux-fortes pures, un grand dessin original et un grand cuivre original.


Dessin original fusain sur papier teinté

49 x 20,5 cm


Très bel exemplaire parfaitement conservé.

Prix : 2.000 euros