mercredi 29 mai 2019

Pierre Mac Orlan. Les Nuits aux bouges (1929), illustrées par Dignimont. 1 des 20 exemplaires sur Japon Impérial. Broché, tel que paru. Très rare tirage.


Pierre MAC ORLAN (Pierre DUMARCHEY) - DIGNIMONT

NUITS AUX BOUGES. Eaux-fortes de Dignimont.

[Paris], Ernest Flammarion, s.d. (1929).

1 volume in-4 (27 x 20 cm), broché, 70-(2) pages. 1 eau-forte 9 x 7 cm en couverture, 5 eaux-fortes hors-texte 15,5 x 12,5 cm. Couverture rempliée imprimée. Suites sous couverture illustrée identique à la couverture du livre. Etat proche du neuf.

ÉDITION ORIGINALE.

ÉDITION DE BIBLIOPHILES IMPRIMÉE A 890 EXEMPLAIRES.

CELUI-CI, 1 DES 20 EXEMPLAIRES SUR JAPON IMPÉRIAL (N°19) COMPORTANT UNE SUITE DU PREMIER ETAT ET UNE SUITE DE L'ETAT DÉFINITIF DES EAUX-FORTES SUR JAPON.


Ce sont les souvenirs des nuits passées par Mac Orlan dans les bas-fonds de Paris, les maisons de passe et autres bordels mal famés de la capitale et d'ailleurs. La vie et les rencontres au sein des maisons closes ou simple bouis-bouis à femelles.

"Ceux de Rouen étaient extraordinaires. Il y avait dans les petites rues qui accédaient aux quais, du côté du « Perroquet vert », en allant vers le Champ de Mars, des bouges infiniment curieux, auprès desquels les bars anglais de la rue des Charrettes et de la Vicomté étaient des établissements pour des lords et des ladies. Une abominable cohorte de piqueurs de fûts (des soleils) et de rôdeurs décrépits s’y donnaient rendez-vous avec des dockers encore mal débarrassés de la couche de charbon qui les vernissait. On buvait du gros vin épais d’Algérie et, comme la ville offrait l’hospitalité à des interdits de séjour, les bagarres devenaient souvent dangereuses. Certains de ces bars, fréquentés par des dockers et des chauffeurs chinois qui promenaient avec eux leur odeur comme des économies, parvenaient à représenter ce que l’on peut concevoir de plus parfait concernant les enfers de l’humanité. Des filles, souvent presque des enfants, qui se prostituaient pour une soupe, derrière les piles de bois de Norvège, y venaient afin de passer la nuit à l’abri du vent et de la pluie. Elles buvaient des « inséparables », des absinthes à deux pour trois sous. Inutile de sortir du lit, tout cela a disparu depuis longtemps." (extrait)


Pierre Mac Orlan (né Pierre Dumarchey, à Péronne le 26 février 1882 - mort à Saint-Cyr-sur-Morin le 27 juin 1970) est un écrivain français. Auteur d'une œuvre abondante et variée, il débuta par l'écriture de contes humoristiques, après avoir en vain tenté une carrière dans la peinture. Après la Première Guerre mondiale, son inspiration se tourna vers le registre fantastique et le roman d'aventures. La dernière partie de sa carrière littéraire fut consacrée à l'écriture de chansons, d'essais et de mémoires. Au cours de sa jeunesse dans les premières années du xxe siècle, Mac Orlan vécut à Montmartre, où il se lia d'amitié avec Guillaume Apollinaire, Francis Carco ou encore Roland Dorgelès. À la même époque, il séjourna également à Rouen, Londres, Palerme, Bruges, etc. Les souvenirs qu'il conserva de cette période, où ses moyens d'existence furent souvent précaires, lui servirent de matériau pour élaborer une œuvre à forte connotation autobiographique, qui influença entre autres André Malraux, Boris Vian et Raymond Queneau. Témoin attentif de son temps, fasciné par les techniques modernes et les nouveaux moyens de communication, mais se tenant autant que faire se pouvait à distance des vicissitudes de l'histoire, il forgea la notion de « fantastique social » pour définir ce qui lui apparaissait comme étant l'envers trouble et mystérieux de son époque.


SUPERBE EXEMPLAIRE, TEL QUE PARU, DU TIRAGE RARE DU JAPON AVEC SUITES DES SUPERBES ET ÉVOCATRICES EAUX-FORTES DE DIGNIMONT.


Prix : 900 euros


mardi 28 mai 2019

Etienne-Léon de Lamothe-Langon. Mémoires d'une femme de qualité, sur Louis XVIII, sa cour et son règne (1829). 4 volumes in-8. Cartonnage ancien très bien conservé.


[Etienne-Léon de LAMOTHE-LANGON]

Mémoires d'une femme de qualité, sur Louis XVIII, sa cour et son règne.

Paris, Mame et Delaunay-Vallée, 1829

4 volumes in-8 (22 x 14 cm) de (4)-IV-416, (4)-414, XV-426 et (4)-426 pages.

Cartonnage à la bradel plein papier vert-bleu, pièce de titre, tomaison et filets dorés. Relié sur brochure, non rogné (ébarbé). Quelques légers frottements aux cartonnages qui restent en excellent état, très frais. Intérieur très frais malgré quelques rousseurs et taches sans importance.

Edition originale.


Deux autres volumes ont paru en 1830 et forment la suite de ces Mémoires d'une femme de qualité sous le titre de : Mémoires d'une femme de qualité depuis la mort de Louis XVIII jusqu' à la fin de 1829. Cet ensemble de mémoires apocryphes ou plutôt cette mystification historique ont en partie été révisés par Amédée Pichot (avec quelques ajouts de son cru) tant les manuscrits originaux de Lamothe-Langon étaient écrits avec précipitation et peu de soin. Les quatre premiers volumes couvrent la période de 1814 à 1829. Charles Nodier aurait également donné quelques parties du texte final.


Ces Mémoires soit disant écrits par une Femme de qualité ont un réel accent de vérité. La négligence présente dans ses manuscrits s'explique sans doute par sa rapidité d'écriture et la qualité d'ouvrages qu'il produisit entre 1816 et 1840. Sans revenus personnels, sans biens, Lamothe-Langon devait écrire sans relâche pour vivre. Il s'arrêtera d'écrire en 1844, alors porteur d'un style et d'un genre littéraire historique qui n'est plus guère au goût du jour. Il mourra dans le plus complet dénuement en avril 1864. Un article très intéressant lui a été très récemment consacré par Gallica (Bnf) : Roger Musnik, Étienne de Lamothe-Langon (1786-1864), in Romanciers populaires du XIXe siècle (en ligne / Blog Gallica).


Bel exemplaire très bien conservé dans son fragile cartonnage ancien.

Prix : 400 euros


vendredi 24 mai 2019

Andréa de Nerciat. Paul-Emile Bécat. Le Doctorat impromptu. Eryx, 1946. Exemplaire hors-commerce avec suites. Bel illustré érotique.


ANDREA DE NERCIAT. Paul-Emile BECAT (illustrateur).

LE DOCTORAT IMPROMPTU. Illustrations de Paul-Emile Bécat.

Editions Eryx, Paris, 1946

1 volume in-4 (26,5 x 20,5 cm), en feuilles, de 101-(2) pages. 8 compositions hors-texte et 10 compositions in-texte mises en couleurs au pochoir. Couverture rempliée crème imprimée en rouge avec vignette. Emboîtage cartonné de l'éditeur (légèrement frotté). Livre à l'état proche du neuf. Avec suites (7 hors-texte + 8 hors-texte refusés x 2). (voir le détail ci-dessous).



Tirage à 695 exemplaires plus 50 exemplaires hors-commerce.



Celui-ci, 1 des 50 exemplaires hors-commerce imprimé sur vélin de Renage et accompagné d'une suite des 8 compositions refusées (en double, soit 16 gravures) et des 7/8 des compostions hors-texte standard. Le tout en coloris au pochoir. 2 gravures présentent de légères traces de plis visibles seulement au verso.



"Ce conte érotique tient en deux missives envoyées par Erosie à son amie restée au couvent : l’héroïne y raconte comment, au lieu de son futur époux, elle trouve dans l’auberge où ce dernier devait l’attendre un petit vicomte qui la guérit de sa haine des hommes, et quels obstacles à sa découverte du plaisir va dresser un abbé jaloux devenu maître chanteur. Le Doctorat impromptu est une leçon de sagesse amoureuse qui, dans le même mouvement, devient une invitation à l’appliquer – autrement dit c’est un livre de philosophie où le gai savoir de l’amour se réalise dans la simple description du plaisir de le faire. Andréa de Nerciat, auteur du Diable au corps, de Felicia ou Mes fredaines, est né à Dijon en 1739 et mort en 1801. Après de solides études, des voyages en Allemagne et en Italie, il se consacre assez tôt à une vie aventureuse faite de vagabondages littéraires – on lui prête aussi une carrière d’espion – et à son oeuvre personnelle." (Présentation de l'édition moderne Babel éditeurs, 2008).



Jolie édition "officiellement vendue" (qui n'est donc pas une édition clandestine) et délicatement illustrée par Paul-Emile Bécat. A noter que dans la suite des 8 compositions refusées le caractère très libre ne s'affirme que pour un seul dessin (voir photo ci-dessous).

Bel exemplaire du tirage hors-commerce avec suites des hors-texte en double (moins une gravure).

Prix : 500 euros



mardi 21 mai 2019

F. Depelchin. Les forêts de la France (1887). Illustré de 100 gravures sur bois. Beau cartonnage éditeur à plat historié.


F. Depelchin

Les forêts de la France. Illustré de 100 gravures sur bois.

Tours, Alfred Mame et fils, 1887

1 volume in-folio (30 x 21,5 cm) de 398-(1) pages. Nombreuses illustrations en noir dans le texte et hors-texte (bois gravés).

Cartonnage éditeur à plat historié (plaque signée A. Souze). Quelques traces d'usage et salissures néanmoins fort bel exemplaire bien conservé. Rousseurs sans gravité.

Seconde édition.

La première édition, identique, date de l'année précédente (1886).



Voici la liste des chapitres : Importance des forêts primitives de la Gaule - Situation forestière de la France avant la révolution de 1789 - Etat actuel de la propriété forestière en France - Causes du déboisement de la Gaule et de la France - Les droits d'usage en matière forestière avant 1789 - Les droits d'usage à notre époque - Législation forestière de la France avant 1789 - Juridiction forestière et personnel administratif des forêts avant 1789 - Modification de la législation, de la juridiction et du personnel des eaux et forêts de 1789 à 1829 - Organisation actuelle de l'administration des forêts - Influence des forêts sur le climat d'un pays - Reboisement et gazonnement des montagnes - Fixation des dunes maritimes et boisement des landes - Distribution des forêts en France et nature des peuplements - Forêts soumises au régime forestier - Principales essences forestières - Forêts de la Corse et de l'Algérie - Aménagement et exploitation des forêts - Produits des forêts - Population et ouvriers des forêts - Aperçu de la faune forestière - Insectes ravageurs - Les incendies de forêts - Arbres célèbres - Charme des forêts - Impression produite sur l'homme.



"De siècle en siècle, il s'accumule dans les forêts des éléments de travail et de prospérité que l'homme peut ensuite exploiter sagement ou gaspiller follement. Mais l'histoire des peuples anciens ou modernes montre que la destruction des forêts suit à toutes les époques une marche progressive, et que la cause déterminante de cette destruction est presque toujours plus forte que les lois établies pour l'empêcher. Les forêts ont totalement disparu de certaines contrées où leur existence se liait intimement à l'existence même des habitants. Il semblerait que l'homme est poussé fatalement à abuser jusqu'à la ruine des richesses naturelles [...]." (extrait de introduction).



Très bon exemplaire de ce très beau livre destiné aux amoureux de la forêt.



VENDU


lundi 20 mai 2019

Crébillon fils. Le Sopha (1742). Edition originale en librairie. Bel exemplaire relié en veau à l'époque. Chef d'oeuvre de la littérature libertine du XVIIIe siècle.


Crébillon fils (Claude Prosper Jolyot de Crébillon, dit)

Le Sopha, Conte moral.

A Gaznah, de l'imprimerie du Très-Pieux, Très-Clément et Très-Auguste Sultan des Indes, L'an de l'Hégire M. C. XX. [i.e. Prault, Paris, 1742]

2 volumes in-12 (16,5 x 10 cm) de (6)-298 et (4)-264 pages.

Reliure de l'époque plein veau marbré caramel, dos lisses ornés aux petits fers dorés, pièce de titre en maroquin rouge, tomaison de maroquin olive, tranches marbrées bleues, doublures et gardes de papier marbré escargot. Reliure très fraîche, intérieur très frais. Un coin très légèrement touché sans gravité. Sans le faux-titre du deuxième volume qui n'a pas été relié dans l'exemplaire.



Edition originale en librairie.



Le Sopha fut rédigé par Crébillon fils en 1737 et publié pour la première fois de manière très confidentielle en 1740. De nombreuses rééditions se succédèrent montrant l’engouement pour ce type de littérature. Ce fut un succès de scandale. Ce conte merveilleux adopte un récit cadre oriental qui renvoie aux Mille et une nuits et s’affirme comme une réflexion sur les aléas du désir et de l’amour. Le narrateur, Amanzéï, est transformé en sopha et ne retrouvera sa forme humaine que « quand deux personnes se donneraient mutuellement et sur [lui] leurs prémices ».



À l’intention du sultan Schah-Baham, qui s’ennuie, et de la sultane, il raconte les scènes dont il a été le témoin en faisant défiler sept couples. Le dernier, formé de deux adolescents (Zéïnis et Phéléas) dont les jeunes cœurs jouissent innocemment du plaisir qu’ils se donnent, remplit la condition permettant de le libérer. La virtuosité de Crébillon consiste à broder à l’infini sur le même thème sans jamais répéter exactement les mêmes notes. Les différents épisodes – dont le plus long (9 chapitres) est celui de Zulica – de ce roman qui « conjugue vitriolage psychologique, satire politique et mise en abyme des pouvoirs de la fiction et du langage », sont autant d’occasions de ridiculiser l’hypocrisie sous ses différentes formes (respectabilité mondaine, vertu, dévotion).



Le Sopha circulait déjà sous le manteau bien avant sa publication officielle en 1742 (notre édition), nonobstant les défenses qui lui avaient été faites. Après sa publication, l’auteur est exilé par le cardinal de Fleury à 30 lieues de Paris le 7 avril 1742 en raison du cynisme de l’ouvrage et de son libertinage, mais surtout parce que certains croient reconnaître Louis XV dans le personnage ridicule et amusant du sultan Schah-Baham. Crébillon prit alors le chemin de l’Angleterre, sans en informer son père qui demanda de ses nouvelles au chancelier d’Aguesseau, qui lui répondit le 31 mai. Crébillon parvint à faire valoir pour sa défense que l’ouvrage aurait été commandé par Frédéric II de Prusse et n’aurait été publié qu’à la suite d’une indiscrétion et contre sa volonté. Rappelé le 22 juillet, il s’empressa de rentrer en France. Avec le Sopha, Crébillon obtint un nouveau succès de scandale. Lorsqu’il fut introduit auprès du public anglais par Lord Chesterfield, qui avait donné les trois cents exemplaires, que lui avait envoyés Crébillon, à vendre chez l’éditeur White, le succès en fut énorme ; Walpole lui-même le trouva admirable. Hogarth a trouvé le moyen de le représenter dans son Mariage à la mode (1745), enfoncé dans un coin du canapé. Le Sopha a eu une influence sur les Bijoux indiscrets de Diderot, où la bague de Mangogul joue le même rôle d’objet voyeur que le sopha crébillonien, et les Liaisons dangereuses de Laclos où Mme de Merteuil lit un chapitre du Sopha pour se disposer à la venue de Belleroche. (Wikipédia).



Nous avons pu constater qu'il existe pour cette édition originale de 1742 deux sortes d'exemplaires (peut-être plus ?). Les uns comportent des pages de titres imprimées en rouge et noir avec certains fleurons tandis que les autres (les moins communs, semble-t-il) possèdent des titres imprimés en noir avec des fleurons différents. Notre exemplaire est de ces derniers. Au premier volume nous avons constaté quelques différences dans la justification et certains ornements, ce qui indique qu'il existe plusieurs tirages.



Bel exemplaire parfaitement conservé dans sa jolie reliure en veau de l'époque.

VENDU



samedi 18 mai 2019

Rétif de la Bretonne [Restif de la Bretonne]. Les Contemporaines ou Aventures des plus jolies femmes de toutes les classes de la société (1781-1792). Très rare remise en vente avec de nouveaux titres à la date de 1825 (Peytieux, libraire).


Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne [Restif de la Bretone]

Les Contemporaines ou Aventures des plus jolies femmes de toutes les classes de la société, recueillies par Rétif de la Bretonne. Imprimé en 1790 par Büschel, à Leipsick. Avec gravures.

Paris, Peytieux libraire, Galerie Delorme, 1825 [i.e. 1781-1792]

38 tomes reliés en 19 volumes in-12.

Reliure de l'époque plein cartonnage papier bleu nuit à la bradel. Pièce de titre de cuir rouge : "LES CONTEMPORAINES". Filets horizontaux dorés aux dos. Numéro de volumes au dos (double numéro " 23-24" etc. Exemplaire relié sur brochure, non rogné, tranches ébarbées. De nombreux cahiers restés encore non coupés. Le tirage des gravures présentes dans les 38 tomes sont la plupart d'un tirage assez médiocre assez pâle. Ex libris malheureusement gratté présent dans tous les volumes.


Description de l'exemplaire :

LES // CONTEMPORAINES, // OU // AVENTURES DES PLUS JOLIES FEMMES // DE TOUTES LES CLASSES DE LA SOCIÉTÉ. // recueillies // Par RÉTIF DE LA BRETONNE. // (Imprimé en 1790 par Büschel, à Leipsick.) // AVEC GRAVURES. // TOME I. (à XXXVIII) // PARIS, // PEYTIEUX LIBRAIRE, GALERIE DELORME. // 1825. // Imprimerie de A. Belin.

Description sur l'exemplaire (*)
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VOLUME 1. TOME 1-2. 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome I. I. Vol. paginé (3) à 290. + 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome II. II. Vol. paginé (291) à 552.

VOLUME 2. TOME 3-4. 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome III. III. Vol. paginé (3) à 292. + 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome IV. IV. Vol. paginé (295) à 600.

VOLUME 3. TOME 5-6. 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome V. V. Vol. paginé (3) à 343. + 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome VI. VI. Vol. paginé (347) à 672.

VOLUME 4. TOME 7-8. 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome VII. VII. Vol. paginé (3) à 264. + 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome VIII. VIII. Vol. paginé (291) à 655-(5).

[Il manque à cette remise en vente les parties IX, X, XI et XII] (**).
Le libraire Peytieux n'a pu en disposer (volumes alors épuisés).





VOLUME 5. TOME 9-10. 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome IX. XIII. Vol. paginé (3) à 370-(14). + 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome X. XIV. Vol. paginé (387) à 672.

VOLUME 6. TOME 11-12. 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XI. XV. Vol. paginé (3) à 364-(12). + 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XII. XVI. Vol. paginé (371) à 734-(22).

VOLUME 7. TOME 13-14. 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XIII. XVII. Vol. paginé (3) à 318-(42). + 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XIV. I & XVIII. Vol. paginé (3) à 326-(54).

VOLUME 8. TOME 15-16. 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XV. II. & XIX. Vol. paginé (9) à 208-(112). + 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XVI. III. & XX. Vol. paginé (291) à 579-(21).

VOLUME 9. TOME 17-18. 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XVII. IV. & XXI. Vol. paginé (3) à 346-(14). + 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XVIII. V. & XXII. Vol. paginé (355) à 666-(26).

VOLUME 10. TOME 19-20. 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XIX. VI. & XXIII. Vol. paginé (3) à 264-(24) puis paginé 265 à 280. + 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XX. VII. & XXIV. Vol. paginé (283) à 541-(11).

VOLUME 11. TOME 21-22. 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XXI. VIII. & XXV. Vol. paginé (3) à 278-(10) + 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XXII. IX. & XXVI. Vol. paginé (291) à 648.

VOLUME 12. TOME 23-24. 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XXIII. X. & XXVII. Vol. paginé (3) à 280-(8) puis paginé de 281 à 352 + 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XXIV. XI. & XXVIII. Vol. paginé (355) à 661-(3).

VOLUME 13. TOME 25-26. 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XXV. XII. & XXIX. Vol. paginé (3) à 367-(3) + 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XXVI. XIII. & XXX. Vol. paginé (363) à 604-(66).

VOLUME 14. TOME 27-28. 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XXVII. I. & XXXI. Vol. paginé (3) à 266 et paginé ([3]) à [16]-(8) + 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XXVIII. II. & XXXII. Vol. paginé (291) à 600.

VOLUME 15. TOME 29-30. 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XXIX. III. & XXXIII. Vol. paginé (3) à 292-(28) + 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XXX. IV. & XXXIV. Vol. paginé (323) à 598-(2).

VOLUME 16. TOME 31-32. 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XXXI. V. & XXXV. Vol. paginé (3) à 334-(2) + 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XXXII. VI. & XXXVI. Vol. paginé (309) à 548-(14).

VOLUME 17. TOME 33-34. 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XXXIII. VII. & XXXVII. Vol. paginé (3) à 310-(2) + 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XXXIV. VIII. & XXXVIII. Vol. paginé (315) à 600.

VOLUME 18. TOME 35-36. 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XXXV. IX. & XXXIX. Vol. paginé (3) à 368 + 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XXXVI. X. & XL. Vol. paginé (371) à 702-(2).

VOLUME 19. TOME 37-38. 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XXXVII. XI. & XLI. Vol. paginé (3) à 282-(22) + 1 feuillet de titre (Peytieux, 1825) tome XXXVIII. XII. & XLII. Vol. paginé (307) à 568-(22).

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(**) les parties IX, X, XI et XII qui manquent ici contiennent les nouvelles 53 à 80.




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Répartition des gravures présentes dans l'exemplaire.

VOLUME 1 : Il a perdu la mémoire + Les Associés
VOLUME 2 : La mort d'amour + L'ancienne inclination
VOLUME 3 : Le Mari-Dieu + La Belle-Laide
VOLUME 4 : Le Mari-père + La Vertu inutile
VOLUME 5 : Le Mariage enfantin + La Fille volée (sic)
VOLUME 6 : La fille à la mode + La Femme aveugle et le mari sourd
VOLUME 7 : Hélène + La jolie Vielleuse
VOLUME 8 : La Mercière + Les Rôtisseuses
VOLUME 9 : L'Agremeniste + La Confiseuse
VOLUME 10 : Les onze marchandes + La Tonnelière
VOLUME 11 : Les Épouses par quartier + Femmes qui rendent heureux (leur mari)
VOLUME 12 : La Petite Coureuse + La Femme de chambre
VOLUME 13 : Les Journalières + La Vigneronne
VOLUME 14 : La Marquise et la Comtesse + Les Femmes de garnison
VOLUME 15 : La Mère grosse pour sa fille + Les Soeurs-Maîtresses
VOLUME 16 : L'Intendante + La Procureuse
VOLUME 17 : La Bourgeoise + La Garde Malade
VOLUME 18 : figure avant la lettre (acteurs) + figure avant la lettre (deux femmes)
VOLUME 19 : figure avant la lettre (chanteuses) + figure avant la lettre (danseurs)

Soit 38 gravures en tout pour les 38 volumes (1 gravure en frontispice de chaque tome).





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Paul Lacroix (Bibliophile Jacob) pris les doigts dans le pot de confiture !

On retiendra que Paul Lacroix, dans sa  Bibliographie des ouvrages de Rétif de la Bretonne publiée en 1875 chez le libraire Auguste Fontaine, à l'occasion de la description de cette remise en vente de 1825, est pris en flagrant délit de Bibliographie-Fiction voire d'invention bibliographique pure et simple. Explication. Paul Lacroix écrit page 197 : "En 1825, le libraire Peytieux, se trouvant propriétaire d'un certain nombre d'exemplaires des Contemporaines, les fit brocher avec une nouvelle étiquette (i.e. page de titre) et en annonça la vente, par livraisons. Mais ces exemplaires, dont les figures sont quelquefois en bonnes épreuves, ne contiennent que trente-huit volumes, les six derniers de l'ouvrage ayant été épuisés, avant les premiers qui étaient, comme nous l'avons dit, tirés à plus grand nombre."  Mais où a-t-il été pêcher de telles informations ? Certainement pas en consultant un exemplaire de cette remise en vente comme nous pouvons le faire aujourd'hui ! Ce ne sont les les 6 derniers volumes des Contemporaines "épuisés" qui manquent à la remise en vente Peytieux de 1825 mais les tomes IX, X, XI et XII qui appartiennent à la première série normalement complète en 17 tomes. Paul Lacroix invente donc ... Pour quelle raison ? on ne sait pas ... De même pour les épreuves des gravures qu'il dit "quelquefois en bonnes épreuves" ... on sait qu'il n'y a que quelques gravures (en général 1 en frontispice de chaque volume) pour cette remise en vente. Nous avons eu en mains 18 volumes d'un autre exemplaire de cette remise en vente et nous avons ainsi pu constater que seulement 1 gravure était placée en frontispice ou au milieu du volume. Le tirage des gravures de cette remise en vente de 1825 est généralement pâle.
Rives Childs n'a fait que reprendre l'information de Lacroix dans sa bibliographe des ouvrages de Restif de la Bretonne. Sans précision supplémentaires ni même sans reprendre le détail de Lacroix. Rives Childs n'a donc jamais eu en mains non plus cette remise en vente. Voir ci-dessous :

Par ailleurs, c'est Charles Monselet qui évoque le premier cette remise en vente en 1854. Il écrit alors : "En 1825, le libraire Peytieux, se trouvant propriétaire d'un certain nombre de Contemporaines, fit faire une nouvelle couverture et en annonça la vente. 38 vol." Cela ressemble furieusement à ce qu'écrira Lacroix 20 ans plus tard ... les précisions affabulées par Lacroix en moins !


En conclusion, disons qu'il est impératif d'avoir un exemplaire en mains pour pouvoir en dire quelque chose de précis et juste. Visiblement ni Lacroix, ni Rives Childs, ni Monselet n'ont fait preuve de cette justesse.

Etat de conservation de cette série : Bon état général. A noter des usures marquées sur les coupes pour les 3 premiers volumes. Usures normales aux coins et coiffe pour tous les volumes. Un volume avec mouillure en tête du volume (premiers feuillets) sans gravité pour le papier. Photos de la reliure de la série sur demande.

Les volumes des deux premières séries sont ici en seconde édition avec les pages additionnelles requises. La seconde édition étant la plus intéressante pour les ajouts notables qu'elle contient.

Détails sur demande.

Bon exemplaire complet de ce qui a paru de cette très rare remise en vente des Contemporaines de Rétif de la Bretonne.

Prix : 4.750 euros

jeudi 16 mai 2019

Choderlos de Laclos. Les Liaisons dangereuses (1820) illustrées par Devéria. Reliure pastiche romantique. Bel exemplaire


[Choderlos de Laclos]

Les Liaisons dangereuses, Llettres recueillies dans une Société, et publiées pour l’instruction de quelques autres. Par M. C*** de L***.

A Londres, 1820

2 volumes in-12 (17,5 x 10,5 cm) de 16-348 et (4)-352 pages. 6 gravures sur acier d'après Devéria.

Reliure demi-veau vert bronze pastiche (reliure moderne à l'imitation des reliures romantiques de l'époque), dos lisses ornés, tranches mouchetées. Intérieur frais, reliures fraîches. les feuillets en regard des feuillets de garde sont légèrement et partiellement brunis.


Nouvelle édition.


Bien que cette édition soit postérieure de plusieurs décennies aux premières éditions de 1782, elle est fort bien imprimée et illustrée de 6 charmantes gravures sur acier d'après Devéria.


"Bible du libertinage pour certains, le livre s'impose surtout comme chef-d’œuvre du roman d'analyse, comme un des romans les plus abstraits et les plus intelligents. Aussi l'audace des Liaisons Dangereuses ne consiste-t-elle ni dans la débauche facile au langage cru, ni dans la perversité au premier degré ou la jouissance de faire le mal propre à Sade, mais dans l'art de dire ou plutôt de l'écrire pour un connaisseur admiratif et un peu vexé, placé en position de voyeur comme le lecteur" (Laurent Versini, BnF, En français dans le texte , n° 174).


Ce roman épistolaire retrace les aventures amoureuses de la marquise de Merteuil et de son ancien amant, le vicomte de Valmont. La marquise, voulant se venger d’un amant infidèle alors promis à la fille d’une cousine, Cécile de Volanges, fait en sorte que le Vicomte déshonore cette dernière avant le mariage. Ce que le Vicomte accomplit, alors même qu’il tente de séduire une femme reconnue pour sa vertu : la présidente de Tourvel. Celle-ci tente de rester fidèle à son époux mais le Vicomte parvient à la piéger pour la faire mourir d’amour. Cécile de Volanges, quant à elle, est amoureuse du chevalier Danceny, son maître de solfège. Mais, la marquise de Merteuil le prend pour amant, par toutes sortes d'intrigues. Elle provoque ainsi un duel entre le Vicomte de Valmont, qui cherche à retrouver ses faveurs - déstabilisé par ses mésaventures dues à Cécile de Volanges et Tourvel -, et le jeune chevalier Danceny, qui parviendra à tuer le Vicomte, tourmenté de regrets d’avoir condamné la présidente de Tourvel. Il remet alors au chevalier toute la correspondance qu’il a tenue avec la marquise de Merteuil afin que celle-ci soit révélée non comme une femme des plus vertueuses de tout Paris, ainsi qu'elle le laissait croire, mais comme une dangereuse intrigante.


Bel exemplaire de ce chef d'oeuvre de la littérature romanesque du XVIIIe siècle.

Prix : 550 euros