lundi 28 mai 2018

Le Brigand Corse ou Crimes, forfaits, attentats et péchés de Nicolas Bonaparte depuis l'âge de treize ans, jusqu'à son exil à Sainte-Hélène (1816). Broché. Très rare pamphlet dirigé contre Napoléon Premier, publié juste après sa chute.


Anonyme.

Le brigand corse, ou Crimes, forfaits, attentats et péchés de Nicolas Bonaparte, depuis l'âge de treize ans, jusqu'à son exil à l'île de Sainte-Hélène.

A Paris, chez Tiger, s.d. (1815-1816)

1 volume in-18 (14,5 x 9,5 cm) broché, de VI-108 pages. Frontispice gravé sur acier. Usures à la couverture, encore solide. Intérieur en bon état. Étiquette de titre imprimée collée en long au dos (époque).


Ouvrage édité en 1814 selon Jean Tulard, "L'anti-Napoléon", Julliard, 1965, p. 47, d'après la note du catalogue SUDOC ; ce qui est évidemment faux puisque le titre annonce l'exil à Sainte-Hélène et que Napoléon part pour Sainte-Hélène le 15 octobre 1815 après plusieurs mois d'incertitude sur son sort. Ce petite volume n'a donc pu être imprimé au plus tôt quelques jours après cette date ou plus vraisemblablement quelques semaines, soit à la fin de l'année 1815 ou au début de 1816. Nous avons d'ailleurs retrouvé ce petit ouvrage listé dans le Journal de l'imprimerie (Bibliographie de la France) en date du samedi 1er juin 1816 où il est fait mention des ouvrages parus en mai. L'ouvrage a dont été imprimé courant du mois de mai 1816. Il était vendu 50 centimes. 


Nous ne connaissons pas l'auteur de ce violent pamphlet dirigé contre le brigand corse Nicolas Bonaparte. Très intéressant pour se placer dans le contexte de 1815 et de la chute de l'Empereur, on trouve dans ce petit livre quantité de réflexions pertinentes. On trouve en frontispice une jolie gravure représentant Pichegru étranglé par les Mamelucks envoyés par Bonaparte (la thèse officielle étant le suicide).

Bon exemplaire.


Très rare opuscule qui doit se trouver dans toute bibliothèque consacrée à l'histoire Napoléonienne et à l'Empire.

Prix : 420 euros


dimanche 27 mai 2018

Louis-Gabriel Michaud. Biographie Universelle (1811-1828). 52 volumes reliés à l'époque. Bel ensemble en reliure homogène. Edition originale de la première série A à Z (complet).


Louis-Gabriel Michaud. [Collectif].

Biographie Universelle, ancienne et moderne, ou Histoire par ordre alphabétique, de la vie publique et privée de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes. Ouvrage entièrement neuf, rédigé par une société de gens de lettres et de savants.

A Paris, chez Michaud Frères, imprimeurs-libraires, 1811-1828.

52 volumes in-8 (21 x 13,5 cm), environ 400/650 pages par volume. Plus de 25.000 pages.

Reliure de l'époque demi-veau brun granité, plats de papier raciné. Reliure homogène pour l'ensemble des 52 volumes parus sur 17 années. Quelques coiffes accidentées, petits manques et légères usures, sans gravité. Le tout très frais dans une très jolie reliure décorative. Intérieurs très frais également.

Édition originale. Première série complète.

Il y aura une suite formant supplément. Notre exemplaire comprend la première série qui va bien de la lettre A à la lettre Z.


Louis-Gabriel Michaud (1773-1858) est breveté sous lieutenant le 15 juillet 1791 et rejoint le Régiment Deux-Ponts. Il prend part aux batailles de Valmy et Jemmapes. Ayant atteint le grade de capitaine au 102e régiment de Ligne, il quitte l’armée pour raison de santé et fonde en 1797, avec son frère Joseph-François Michaud et N. Giguet (mort en 1810), une imprimerie, d’abord clandestine, spécialisée dans l'impression d'ouvrages religieux ou monarchistes. Il avait été emprisonné plusieurs mois en 1799, ainsi que son frère et N. Giguet, pour avoir imprimé un écrit antibonapartiste. Il obtient de l’abbé Delille réfugié à Londres qu’il lui confie ses ouvrages qu’il cherchait à faire imprimer, ce qui constitue son premier fonds. Il est élu le 23 avril 1820 à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, avec pour titre académique Effectif (titulaire). En 1802, il publie une Biographie de tous les hommes morts et vivants ayant marqué, à la fin du xviiie siècle et au cours de celui actuel par leurs rangs, leurs emplois, leurs talents, leurs écrits, leurs malheurs, leurs vertus, leurs crimes, etc. en 4 volumes prétendument imprimés à Breslau et Leipzig, ce qui lui attire une nouvelle fois les foudres du parquet. C'est probablement cette expérience qui l'amènera par la suite à envisager la Biographie universelle ancienne et moderne à laquelle son frère participera au début ainsi que de nombreux autres auteurs. Il est breveté imprimeur en janvier 1811 et libraire en octobre 1812. En 1823, il est nommé directeur de l’Imprimerie royale mais ne le reste que peu de temps. Ayant joué un rôle important dans le retour de Louis XVIII, il ne sera récompensé que de la légion d'honneur et en tirera amertume, étant opposé à la politique libérale du roi. Il est l'auteur d'ouvrages historiques, en particulier le Tableau historique et raisonné des premières guerres de Bonaparte 1814 ; il a été rédacteur de plusieurs journaux royalistes et préfacier des ouvrages qu'il a imprimés ; il reste surtout connu comme l'éditeur, en 1811, de la Biographie universelle, dont il a rédigé de très nombreux articles. Il contribuera aussi à la réédition de cet ouvrage en 45 volumes beaucoup plus étoffé que le premier ; toutefois ce dernier ne sera publié qu'après sa mort, en 1843.


Cet ensemble est une mine d'informations. On chercherait vainement ailleurs des informations sur les personnages aujourd'hui oubliés des dictionnaires biographiques modernes.


Bel ensemble joliment relié à l'époque.

Prix : 1.900 euros (frais de livraison compris pour la France métropolitaine uniquement)





samedi 26 mai 2018

Jean de La Bruyère. Les Caractères de Théophraste traduits du grec, avec les Caractères ou Mœurs de ce siècle. Huitième édition. Revue, corrigée et augmentée (1694). Magnifique exemplaire relié plein maroquin doublé avec décor à l'éventail en doublure (vers 1870). Très rare.


[Jean de La Bruyère].

Les Caractères de Théophraste traduits du grec, avec les Caractères ou Mœurs de ce siècle. Huitième édition. Revue, corrigée et augmentée.

A Paris, chez Estienne Michallet, 1694

1 volume in-12 (167 x 105mm - Hauteur des marges : 162 mm) de 16 ff. n. ch., 716 pages et XLIV pages (Préface du Discours et Discours à Messieurs de l'Académie) et 2 ff. n. ch., 1 f. bl., et 2 ff. n. ch. de Privilège.



Reliure postérieure plein maroquin rouge doublé de maroquin vert (reliure exécutée vers 1860-1870). Tête dorée, triple-filet doré en encadrement des plats, double-filet doré sur les coupes, dos à nerfs richement orné aux petits fers, doublures de maroquin vert ornées d'un somptueux décor doré et mosaïqué à l'imitation des reliures dites à l'éventail du XVIIe siècle. La reliure n'est pas signée, mais l'excès de modestie de l'artisan-relieur plaide pour un grand nom (Cuzin ? Lortic ? Duru ? Chambolle ?). Reliure en très bel état de conservation. Intérieur très frais, apparemment non lavé (feuillets laminés et satinés). La page de titre est plus courte en marge extérieure d'environ 5 mm. Les nombreuses notes manuscrites marginales (clef des noms) sont intactes et n'ont pas été rognées en marges.



Huitième édition, en partie originale, ici dans son état dit "intermédiaire".

Les pages 129 et 133 sont de second état tandis que la page 282 est en premier état non cartonné. 






"Cette huitième édition originale présente, à la suite des Caractères, le Discours de réception à l'Académie Française, accompagné d'une longue Préface apologétique. 46 Caractères nouveaux sont ajoutés, parmi lesquels on remarque Cydias le bel esprit, Clitophon l'homme d'affaires inabordable, le plaideur Antagoras, le charlatan Carro Carri, etc. Une main figurée en marge indique les nouveaux articles (marque exigée à l'auteur en cours d'impression du volume). Les Caractères ont souvent été transposés et changés de leur ordre primitif par l'auteur lui-même, dans cette huitième édition, qui a subi de profonds remaniements, mais cette fois à peu près définitifs. [...]" (extrait du Catalogue Rochebilière, n°633, pp. 333-335, Claudin, 1882.).



Notre exemplaire contient une importante clé manuscrite dans les marges, probablement recopiée à l'époque sur les plus anciennes clés qui circulaient à l'époque dès 1693.



Provenance : aucune marque de provenance. Nous n'avons retrouvé cet exemplaire somptueusement relié, ni chez Morgand, ni chez Fontaine, ni dans les principales ventes anciennes consultées (sauf erreur de notre part). Il n'y a pas a douté qu'il a été relié de la sorte, avec grand luxe, pour un amateur fortuné de la seconde moitié du XIXe siècle.



Superbe exemplaire dans une magnifique reliure doublée au décor dit "à l'éventail".

Les exemplaires des Caractères en maroquin doublés ne se comptent qu'en très petit nombre dans les meilleurs catalogues anciens (à peine 5 exemplaires en maroquin doublé pour les éditions originales de 1688 notamment).

VENDU



vendredi 25 mai 2018

Gendarme Petit (Nièvre). Répertoire alphabétique des anarchistes appartenant au gendarme Petit (v. 1894-1896). Document historique unique servant à l'histoire de l'anarchie à la fin du XIXe siècle.


Gendarme Petit.

Répertoire alphabétique des anarchistes appartenant au gendarme Petit [de la Nièvre].

S.d. [v. 1894-1896]

1 volume in-18 (15 x 10 cm), broché, répertoire alphabétique fait maison par le gendarme Petit. Environ 100 feuillets non chiffrés (200 pages). Quelques feuillets restés vierges. Plusieurs centaines de noms et prénoms. Avec pour chaque le numéro de transmission de l'arrondissement,, observations (à rechercher - à arrêter - retrouvé). A la fin du répertoire quelques feuillets contiennent les noms et prénoms des anarchistes en résidence dans le département du gendarme Petit (la Nièvre : Decize - Nevers - Imphy, etc). Le repertoire est recouvert d'une couverture en papier bleu calligraphiée par le gendarme Petit.



On trouve dans ce petit répertoire des anarchistes encore aujourd'hui connus à l'époque pour leur activisme.

Plusieurs morceaux de buvard de l'époque intercalés (on trouve la date de 1896 sur l'un d'entre eux).

Document historique unique.



Très bon état.

VENDU



Jean Grave. La Société Mourante et l'Anarchie (1893). Edition originale. Exemplaire broché tel que paru. Bel exemplaire du "faux tirage à 10 exemplaires sur Hollande".


Jean Grave. Octave Mirbeau.

La Société Mourante et l'Anarchie. Préface par Octave Mirbeau.

Paris, Tresse et Stock, 1893

1 volume in-18 (18,8 x 12,1 cm), broché de X-298 pages. Couverture rouge imprimée en noir (très fraîches). Exemplaire en excellent état de conservation, miraculeusement resté quasi tel que paru. Le prix imprimé a été anciennement gratté au dos. Intérieur imprimé sur papier ordinaire uniformément légèrement bruni, papier non cassant. Exemplaire non rogné.

Édition originale.


Curieux tirage marqué à la presse comme étant 1 des 10 exemplaires sur Hollande, alors qu'il n'en n'est rien. Il s'agit bel et bien d'un exemplaire sur papier ordinaire mais qui porte le n°10 à la presse (numéroté à l'époque). Or le mystère sur cette numérotation s'épaissit encore lorsque nous avons sous les yeux trois autres exemplaires de ce même ouvrage portant tous le même numéro 10 ... tous imprimés sur papier ordinaire. S'agit-il d'une erreur d'impression à l'époque ? S'agit-il d'une supercherie ? (voir photos). L'exemplaire de la Bibliothèque nationale de France (numérisé sur Gallica) ne comporte pas cette numérotation (sans "Exemplaire N°") ce qui indique donc qu'il existe de ce livre un tirage sans numéro. Ce volume a été imprimé à Lagny chez Émile Colin.




Jean Grave ( naît en Auvergne, dans une famille pauvre qui quitte cette région en 1860 pour s'installer à Paris, où il commence à étudier à l'école des frères. Il publie en 1892, La société mourante et l'anarchie, vulgarisation des thèses de Kropotkine qui lui vaut par la suite, après le vote des lois scélérates, 2 ans de prison et 1 000 francs d'amendes pour provocation au pillage, au meurtre, au vol, à l'incendie, etc. Jean Grave fut un des pionniers de l'anarchisme en France. Il fut toujours intimement lié à la pensée de Kropotkine. Fondateur de la revue anarchiste Les Temps Nouveaux (900 numéros à compter de 1895), il se lie alors avec les grands libertaires de l'époque : Élisée Reclus, Girard, Pierrot, Octave Mirbeau, Félix Fénéon, Camille Pissarro, Maximilien Luce, Charles Angrand. Farouche antimilitariste, il lutte pour imposer le pacifisme à la veille de la Grande Guerre. Partisan d'une éducation des peuples à la révolte pragmatique, en révolte permanente contre les abus d'autorité, il est ennemi du courant anarchiste individualiste, illégaliste. Il avoue ne pas avoir ni le courage ni l'envie de poser des bombes et tuer des innocents, fussent-ils vermines bourgeoises. "On grogne, mais on subit. Et nos maîtres le savent. Que l'on s'habitue à moins grogner, à résister davantage, on ne tardera pas à en éprouver les bons effets." écrit-il dans L'Anarchie, son but, et ses moyens (1899). Lire Jean Grave encore aujourd'hui c'est entendre un long cri en faveur de la liberté de peuples et dont l'écho se propage à l'infini. Pourquoi à la lecture de ce livre a-t-on l'impression de lire le monde tel qu'il devrait être et non tel qu'il est ? 


« Il n’y a pas grand-chose à dire sur cet homme. Comme les peuples heureux, Jean Grave n’a pas d’histoire — pas même de sales histoires qui puissent permettre à la malignité de s’exercer. [...] De plus Jean Grave est très fermé. C’est l’homme le moins loquace de la Création. Il ne dit rien. Il ne veut rien dire sur lui. Il se cantonne dans un mutisme sauvage. [...] Quoi qu’il en soit, il faut le prendre tel qu’il est ; malhabile à la parole, brusque et entêté — d’aucuns disent un peu étroit — mais simple, sans grands besoins, sans vanité et travailleur infatigable. » (Victor Méric).


BEL EXEMPLAIRE TEL QUE PARU DU "FAUX TIRAGE A 10 EXEMPLAIRES SUR HOLLANDE".

Prix : 200 euros


mercredi 23 mai 2018

Gabriel Peignot. Manuel du Bibliophile (1823). Exemplaire de choix relié par R. Riviere plein veau raciné. Très bel exemplaire de cet ouvrage de référence.


Gabriel Peignot. Robert Riviere (relieur).

Manuel du Bibliophile, ou Traité du choix des livres, contenant des développements sur la nature des ouvrages les plus propres à former une collection précieuse, et particulièrement sur les chefs-d'oeuvre de la littérature sacrée, grecque, latine, française, étrangère ; avec les jugements qu'en ont portés les plus célèbres critiques ; une indication des morceaux les plus saillants de ces chefs-d'oeuvre ; la liste raisonnée des éditions les plus modernes et les plus correctes des principaux auteurs, anciens et modernes, avec les prix ; la manière de disposer une bibliothèque, de préserver les livres de toute avarie, avec des détails sur leurs formats, sur les différents genres de reliures, etc., etc., etc., et une ample table des matières. Par Gabriel Peignot, inspecteur de l'Académie Royale de Dijon.

A Dijon, chez Victor Lagier, libraire, 1823 (A Paris chez Ant. Aug. Renouard) [imprimé à Dijon chez Frantin]

2 volumes in-8 (21,7 x 14,6 cm) de LX-413 et (3)-492-(2) pages.


Reliure plein veau raciné caramel, dos à nerfs richement orné aux petits fers dorés, roulette en encadrement des plats et sur les coupes, tête dorée, roulette dorée en encadrement intérieur des plats, doublures et gardes de papier marbré, non rogné (BOUND BY RIVIERE). Exemplaire dans un état de conservation exceptionnel, tant de la reliure que de l'intérieur des volumes. Rousseurs uniquement dans les derniers feuillets du deuxième tome (table). Beau papier chiffon.

Seconde édition en grande partie originale.


Cet ouvrage a paru pour la première fois en 1817 sous le titre de Traité du choix des livres. Alors largement incomplet, Gabriel Peignot augmente et corrige ici pour aboutitr à une seconde édition définitive qui devait devenir le vade-mecum du bibliophile classique de la première moitié du XIXe siècle. La première partie explique au bibliophile-aspirant la nécessité de faire des choix pour aboutir à la bibliothèque idéale. La seconde partie donne sous forme de petit dictionnaire une liste des auteurs classiques avec leurs goûts pour certains ouvrages. La troisième partie donne une liste des auteurs classiques et leurs écrits les plus réputés, indispensables à la formation d'une belle bibliothèque. La quatrième partie est un mémorial bibliographique qui indique les éditions les plus correctes et les plus belles des meilleurs ouvrages. Enfin, la cinquième partie donne quelques avis utiles et nécessaires pour l'établissement d'une bibliothèque, de la disposition des tablettes, des soins à apporter aux livres, des reliures, de la classification.


Le Manuel de Bibliophile de Peignot est une sorte de pendant pragmatique au Manuel du libraire de Brunet. Aujourd'hui somme toute totalement dépassé quant aux indications liées au goût d'une époque qui a fortement changé depuis, il reste néanmoins un outil agréable et très utile pour celui qui souhaite apprendre ce qu'était la bibliophilie de nos pairs (ou pères).

Le dijonnais et érudit polygraphe Gabriel Peignot ne pouvait que livrer un ouvrage passionnant à lire. Ce qu'il fit.


La reliure qui recouvre notre exemplaire est l'oeuvre du relieur anglais Robert Riviere (1808-1882). Elle doit dater des années 1850/1870. Elle est un parfait exemple de ce que l'on pouvait produire de plus élégant à partir de veau raciné, agrémenté d'une riche dorure parfaitement exécutée.


Si le Manuel du Bibliophile de Peignot n'est pas rare à la vente aujourd'hui. Les exemplaires médiocrement reliés et médiocrement conservés se tirent la part du lion. Notre exemplaire est l'un des plus beaux que nous ayons eu l'occasion de voir.


Exemplaire de choix pour qui sait ce que bel exemplaire veut dire.

Prix : 1.200 euros


jeudi 17 mai 2018

Collective. Sketch of the origin and results of Ladies' Prison Associations, with hints for the formation of local associations (1827). First and very rare edition.


[Collective author]

Sketch of the origin and results of Ladies' Prison Associations, with hints for the formation of local associations.

London : Published by John and Arthur Arch, 1827 [Printed by the Philanthropic Society]

1 volume in-12 (19,7 x 11,7 cm) de (1)-66 pages.

Cartonnage de l'époque plein papier gris. Étiquette de titre de l'époque imprimée (titre en long). Cartonnage miraculeusement conservé en parfait état. Intérieur très frais imprimé sur beau papier vélin de cuve. En grande partie non coupé.

First edition.


"It having been suggested, that a short account of the commencement, progress, and success of the measures adopted for the Reformation of Female Prisoners, would be useful, not only for the information of those who are disposed to aid and support, but also for the encouragement of those who are willing personally to labour in this deeply interesting and necessary work ; the Committee of the Ladies' British Society, established for the reformation of Female Prisoners, deem it incumbent upon them to make public the following statement : — In the year 1813, in consequence of the representations of several individuals of the Society of Friends, Mrs. Joseph Fry first visited the Prison of Newgate. In two wards and two cells, comprising about 190 superficial square yards, 300 females were at that time confined — those who had not been tried, and who are, therefore, by our laws presumed innocent, — those who had been convicted, whatever might have been the magnitude of their offence, (even though they had received sentence of death,) were associated together without distinction or classification ; and saw their friends, took charge of their children, cooked, washed, ate, drank, and slept within this limited space. It is not possible, neither would it be desirable, accurately to represent the consequences which ensued ; the atmosphere of the rooms, the ferocious manners and expressions of the women toward each other, and the abandoned conduct of all around, were wholly indescribable. The Governor himself felt it necessary to request Mrs. Fry to leave her watch before she entered amongst these wretched beings, observing, that even his presence would not prevent its being violently torn from her. [...]" (extract of the beginning of the text).


Very rare. Perfect condition.

Price : 950 euros


mercredi 16 mai 2018

[Samuel Hoare] [Society for the Improvement of Prison Discipline, and for the Reformation of Juvenile Offenders.] Rules proposed for the government of gaols, houses of correction, and penitentiaries (1820). Very rare.


[Samuel Hoare] [Society for the Improvement of Prison Discipline, and for the Reformation of Juvenile Offenders.]

Rules proposed for the government of gaols, houses of correction, and penitentiaries. Compiled from various acts of parliament for the regulation of prison, and selected from rules in force at the best conducted gaols in Europe : to which are added, plans of prisons on improved principles ; and a description, with plates, of A Corn Mill and Water Mill, adapted for the employment of prisoners. Published by the Society for the Improvement of Prison Discipline, and for the Reformation of Juvenile Offenders.

London, Printed by T. Bensley, 1820

1 vol. in-8 (23 x 14 cm) de VI-(1)-65 pages. 10 planches hors-texte (la plupart dépliantes). Voir le détail des sujets ci-après.

Cartonnage de l'époque plein papier gris, relié sur brochure, non rogné, étiquette de titre imprimée au dos (d'origine). 1 planche détachée. Quelques rousseurs et feuillets jaunis, néanmoins excellent papier de qualité (papier vélin de cuve). légères usures au cartonnage néanmoins solide.



First edition.



"The society for the improvement of Prison Discipline, in submitting to the public the following suggestions respecting the proper regulations to be adopted in Prisons, deem it superfluous to detain their readers by endeavouring to prouve what is already obvious, that the judicious mangement of Gaols is a subject of the utmost importance. An intention has been imputed to this society, than which nothing can be more foreign from its real purpose, that of making the interior of a prison a more desirable residence than the habitations of the poor ; the motives which actuate the members of the society are allowed to be benevolent, but the consequences of carrying their views of reform or improvement into effect, are supposed by some persons to be mischievous ; it is presumed that offenders are intimidated, by the miseries and privations they have experienced or anticipate ; if prisons, it is said, are rendered places of comfort, where food and lodging are gratuitously provided, they become incentives to crime and a recompence for its commission. In this view of the subject, however, the society cannot coincide : it is true, they consider it desirable that prisons should be clean, and the food given to the prisoners, plain, wholesome, and sufficient ; but they are equally anxious that everything which borders on sensual gratification or unnecessary comfort should be entirely prohibited. They are of opinion that the punishment contemplated by the law should alone be inflicted, and that no collateral evils, the horrors of disease, and the corruption of principle, should be superadded ; but they are decidedly adverse to any permission of idleness, dissolute behaviour, or to any indulgencies, excepting those conferred as the reward of good conduct ; they are desirous that constant and imperative labour should occupy the prisoners, and prepare their minds for such instruction as may eradicate evil habits, and substitute good dispositions: a prison thus regulated offers no attraction to the vicious, and the society confidently appeal to the evidence of facts as confirming the deductions of reason, wherever this experiment has been fairly tried. It must be apparent to all who have directed their attention to this subject, that the system of Prison Discipline too. generally prevalent in England was confined to a single object, the safe custody of the prisoner ; and to one method of accomplishing that object, severe and sometimes unnecessary coercion : if the prisoner could be retained within the walls of a gaol by bars, by chains, or by subterraneous and unventilated dungeons, by the use of any rigour or privation ; this plan, aiming only at his personal security, was deemed sufficient: the possibility of reforming the criminal seems never to have been contemplated ; no rule was in force, no arrangement existed which could be referred to such a purpose: the attempt to disengage the culprit from long formed habits of vice, and to rekindle in his breast the latent sparks of virtue, were schemes known indeed by the writings of Howard, but generally regarded as the visionary efforts of an excessive philanthropy. Such has been the progress of public opinion, that it is not now requisite to dwell upon the expediency of making these attempts, or to contend against a system calculated to multiply offences, and to ripen indiscretion into crime; a new plan has been gradually developed, in which moral restraint removes the necessity of brutal violence ; in which the prisoner is justly considered as possessing rights which we must not v violate, and feelings which we must not wound, beyond what the sentence of the law demands: a system equally opposed to that dangerous indulgence which permits scenes of vice, drunkenness, or debauchery to be exhibited ; and to that useless cruelty, which, producing no beneficial effect in the way of example, tends to harden the character of those who are subjected to its operation ; a system, in short, which suppresses for a time at least many evil habits, and substitutes those of industry, decency, sobriety, and order. The strong interest taken by the public in this momentous question, the examples which have been adduced of the successful application of these principles to practice ; the zeal manifested by the magistrates in general throughout the country, and the appointment of committees in both houses of Parliament, furnish a well-grounded confidence that the improved system of Prison Discipline will now be fairly and fully tried. The society for the improvement of Prison Discipline have received so many applications for information respecting numerous particulars, that they apprehend they cannot more effectually consult the wishes or convenience of the public, than by an endeavour to collect and arrange those recommendations which the result of reflection and experience enables them to offer. Much consideration has been bestowed upon the plans which accompany this tract, and great assistance has been derived from the architectural skill of Mr. Ainslie, and Mr. Bullar, in the arrangement and illustration of these designs: these gentlemen have gratuitously afforded the Society most valuable aid, for which the Committee beg to express their sincere acknowledgments ; the object in view was to give such plans, as might best combine the advantages of inspection and classification, leaving it to the discretion of different districts to accommodate the same to their own local circumstances. With regard to the rules which are suggested, there is no pretension to originality ; the first aim of the society has been to obtain an accurate acquaintance with the actual management of the best regulated gaols ; to compare attentively the course pursued in each, with their practical consequences ; and then to select and combine, under one arrangement, those rules which appeared upon the whole most judicious and effective. The importance of providing employment for prisoners, and the difficulty of procuring it, have deeply engaged the attention of the society, but hitherto without enabling them to arrive at any conclusion which is universally applicable ; but there is one species of labour obtained by the introduction of mills, and especially of stepping mills, which may furnish constant occupation to a determinate proportion of the prisoners. The advantages derived from the use of mills in several prisons, have been very conspicuous, not so much perhaps in a pecuniary point of view, as in the moral benefits resulting to the prisoner. A stepping mill of a superior description, and which the Committee cannot too earnestly recommend for the employment of prisoners, has been lately constructed, on very ingenious principles, by Mr. Cubitt, Civil Engineer, of Ipswich. To the liberality and kind attention of this gentleman, the Committee are indebted for the annexed illustrations of the machinery, and explanation of its power and effects. . Should the recommendations here collected, be found useful in assisting those gentlemen, who unite the power with the inclination to promote the grand and progressive work of improvement in Prison Discipline, the object of the society will be fully attained. (Preface, London, 1st January, 1820, Samuel Hoare, Jun., Chairman of the Committee).



Samuel Hoare Jr (9 August 1751 – 14 July 1825), chairman of the committee was a wealthy British Quaker banker and abolitionist born in Stoke Newington, then to the north of London. His London seat was Heath House on Hampstead Heath. He was one of the twelve founding members of the Society for the Abolition of the Slave Trade.



The engravings are : 1. Plan of a County Gaols for 400 prisoners. Designed by George Ainslie. 2. Plan of a Gaol for on hundred and twenty prisoners. G.T. Bullar architect. 3. Plan of the Chapel and sleeping cells. 4. Plan of a house of correction for sixty prisoners. G.T. Bullar architect. 5. House of correction for twenty eight prisoners. G.T. Bullar architect. 6. Ground Plan of a design for a Prison Corn Mill. 7. Crofs section of design for Prison Mill shewing the elevation of Machinery. 8. Crofts sectiloln of design for Prison Mill, shewing the elevation of the tread wheels and method of working. 9. Longitudinal section of design for Prison Mill, shewing elevation of Machinery. 10. Plan and section for a Pump Mill. (complete).

Very rare.

Price : 1.500 euros