mercredi 9 mai 2018

Adhémar Schwitzguébel. James Guillaume. Quelques écrits (1908). Socialisme, collectivisme et pouvoir du peuple. Réforme sociale et politique.


Adhémar Schwitzguébel. James Guillaume.

Quelques écrits.

Paris, P.-V. Stock, 1908

1 volume in-18 (18,5 x 11,7 cm) de VIII-171-(1) pages.

Reliure de l'époque demi-chagrin noir, dos à nerfs, filets dorés. Excellent état de l'ensemble. Papier ordinaire un peu bis mais non cassant comme c'est souvent le cas chez cet éditeur.

Édition originale dont il n'est pas fait mention de grands papiers.

La préface est de James Guillaume.

Dans ce petit volume on trouve un concentré de textes révolutionnaires publiés entre 1869 et 1876 dans divers journaux. On a : Manifeste adressé aux ouvriers du Vallon de Saint-Imier (1869) - Les caisses de resistance, dialogue (1870) - Les partageux (1870) - L'Association internationale des travailleurs (1870) - La guerre et la paix (1871) - Le collectivisme (1871 et 1872) - Des causes des crises industrielles et de leurs conséquences au point de vue des intérêts ouvriers ; des moyens pratiques de remédier à la situation économique actuelle (1874) - De la tactique des grèves (1874) - Quelques difficultés dans la pratique des associations ouvrières, scènes de la vie ouvrière jurassienne (1874) - La loi fédérale sur le travail dans les fabriques (1875) - La question des services publics devant l'Internationale (1875) - Le radicalisme et le socialisme (1876).


Adhémar Schwitzguébel, né le 15 août 1844 à Sonvilier et mort le 23 juillet 1895 à Evilard, est un anarchiste suisse, théoricien de l'anarchisme collectiviste, fondateur de la Fédération jurassienne et membre de l'Association internationale des travailleurs. Son père, militant radical libéral, est patron d'un atelier dans l'industrie horlogère. Le jeune Adhémar y travaille comme ouvrier graveur. Dès 1866, il adhère à la section de l'Association internationale des travailleurs à Sonvillier. Il la représente au 1er congrès général à Genève, la même année. Partisan de la propriété collective, il s'affilie en 1869 à l'Alliance internationale pour la démocratie socialiste créée par Bakounine. Après la chute de la Commune de Paris (1871), il aide la fuite de communards en Suisse en leur fournissant des faux passeports. Refusant les résolutions du Conseil Général de l'Internationale (marxiste), il prend part, le 12 novembre 1871, à la création de la "Fédération Jurassienne" à Sonvillier. Le 2 septembre 1872, il est mandaté au congrès de l'Internationale à La Haye, avec Bakounine et James Guillaume pour représenter le fédéralisme et le refus de l'autoritarisme. Il est témoin de l'exclusion de ses deux compagnons tandis que la sienne, bien que réclamée, est rejetée. De retour en Suisse, il prend part au Congrès de Saint-Imier qui fonde la Fédération jurassienne ou Internationale anti-autoritaire. Au chômage, il est contraint de quitter la région et s'installe à Bienne en 1889. Il y poursuit son activité militante et participe à la création d'une Fédération ouvrière horlogère. Victime de la misère et de la maladie, il meurt à l'âge de 51 ans.

" [...] l’éducation du peuple est faite de manière à le rendre avant tout adorateur du fait établi, et ne concevant de progrès que ce que les seigneurs et maîtres jugeront à propos de lui permettre. Seulement, ce que les corrupteurs du sens moral, chez le peuple, n’avaient pas prévu, c’est que le paupérisme extrême devait un jour devenir révolutionnaire. [...] " (extrait de Les Partageux).

Ce volume est le seul publié regroupant ses écrits militants.

Provenance : Initiales V. B. non identifiées dorées en queue du dos. On retrouve ces mêmes initiales sur une édition originale de la Cité future d'Ernest Tarbouriech (que nous proposons à la vente également).

Bel exemplaire.

Prix : 250 euros