lundi 2 octobre 2017

Rétif de La Bretonne. Le Fin-Matois ou L'Aventurier Buscon ou Histoire du Grand Taquin (1775). Bel exemplaire de cette traduction de l'espagnol de Quévédo, revue et mise en français par Restif de La Bretonne, avec une troisième partie de son invention.


Nicolas-Edme RÉTIF DE LA BRETONNE.

L'AVENTURIER BUSCON, OU HISTOIRE DU GRAND TAQUIN [LE FIN-MATOIS], suivie des Lettres du Chevalier de l'Epargne, etc. Nouvelle traduction de l'Espagnol, de Don François de Quévédo-Villégas, etc. Avec des Notes, et publiées par l'auteur des Idées Singulières, de la Famille Vertueuse, du Pied de Fanchette, de la Fille Naturelle, etc. [Rétif de La Bretonne].

A Madrid, et se trouve à Paris, chez Costard, 1776 [1775]

3 parties en 1 volume petit in-8 (17 x 10 cm) de (2)-VIII-207-(1), (1)-214-(2) et (1)-176 pages.

Reliure pleine basane fauve de l'époque, dos à nerfs orné, tranches rouges, doublures de papier marbré et gardes volantes de papier blanc. Deux petites piqûres de vers sans gravité le long du mors supérieur, légère épidermure superficielle au second plat, reliure néanmoins très fraîche et très décorative, intérieur très frais.



ÉDITION ORIGINALE.

Bien que portant la date de 1776, cet ouvrage a paru au mois de juin 1775. Elle fut tirée à 1.000 exemplaires dont 500 furent cédés au libraire Costard qui changea les pages de titre en "L'Aventier Buscon ou Histoire du Grand-Taquin."



Cette traduction du roman picaresque de Quevedo a été faite par d'Hermilly alors censeur Royal et dont Rétif de La Bretonne sollicitait l'appui pour faire approuver son Paysan perverti. Rétif acheta cette traduction 25 louis. Rétif trouva la traduction si mauvaise, "si dépourvue du sel convenable et rendue si niaisement", qu'il la retoucha largement sur l'original espagnol selon ses propres dires. Les connaissances dans la langue espagnoles de Rétif semblent pourtant avoir été bien minces ... Les notes sont cependant intéressantes et apportent quelques éclaircissement sur les mœurs et coutumes des espagnols. Rétif a enrichi ce texte d'une troisième partie entièrement de son invention soit disant découverte en manuscrit. On trouve à la suite de la troisième partie les Lettres du Chevalier de L'Epargne où se trouvent plusieurs conseils pour garder sa bourse et ne donner que des paroles (titre particulier d'origine et compris dans la pagination, La Haie, 1776), ainsi qu'un abrégé de la vie de Quévédo, ainsi qu'une Lettre sur les qualités d'un mariage, à Madame la Comtesse-Duchesse d'Olivarès, avec une Note sur l'Inquisition d'Espagne.



Notre exemplaire est bien complet des pages 201 à 208 de la Première partie qui contiennent une Notice sur quelques hommes célèbres (imprimée en caractères très-petits). Les 4 feuillets annoncés par Lacroix, qui devraient se trouver à la fin du volume et qui annoncent la liste des ouvrages de l'auteur ainsi que des analyses de ces ouvrages, ne s'y trouvent pas.

Référence : Rives Childs, 224-225, XIII. Un exemplaire en maroquin de la fin du XIXe siècle par Chambolle-Duru avec les titres de relais à l'adresse de Costard a été vendu récemment 850 euros en vente publique. Un exemplaire en cartonnage plein papier moderne, exemplaire lavé, avec les titres d'origine, coté 830 euros en librairie.



BEL EXEMPLAIRE DE CETTE ÉDITION DEVENUE RARE EN BELLE CONDITION D’ÉPOQUE.

Prix : 1.200 euros