samedi 28 janvier 2017

L'Argent (1891) d'Emile Zola. Edition originale sur papier ordinaire. Reliure strictement de l'époque signée Victor Champs. Bel exemplaire.

ZOLA (Emile).

L'ARGENT.

Paris, Bibliothèque-Charpentier, 1891 [Imprimeries Réunies, rue Mignon, Paris]

1 volume in-12 (18,5 x 12 cm) de 445-(1) pages. 15 pages de catalogue de la Bibliothèque-Charpentier, et divers.

Reliure de l'époque bradel demi-percaline à larges coins, dos lisse, pièce de titre de cuir marron, fleuron doré au centre du dos, millésime doré en queue du dos, tête dorée, non rogné, relié sur brochure, plats et dos de couverture imprimée en jaune conservés (reliure signée V. CHAMPS). Très bel exemplaire d'une remarquable fraîcheur, relié strictement à l'époque par Victor Champs, l'un des maîtres du cartonnage bradel de l'époque comme de la reliure de luxe. Papier uniformément teinté. Rare rousseurs.

ÉDITION ORIGINALE SUR PAPIER ORDINAIRE, SANS MENTION.

Le tirage de tête comprend 250 exemplaires sur Hollande, 30 exemplaires sur Japon et 5 peau de vélin.

L’Argent publié en 1891 est le dix-huitième volume de la série Les Rougon-Macquart.


"L'Argent est le premier grand western financier des temps modernes : bilans falsifiés, connivences politiques, fièvre spéculative, manipulations médiatiques, rumeurs, scandales, coups de bourse et coups de Jarnac, lutte à mort entre les loups-cerviers de la finance qui déjà rôdaient chez Balzac. S'inspirant de quelques faits divers retentissants, Zola décrit le culte nouveau du Veau d'or, la vie secrète de son temple, l'activité fiévreuse de ses desservants ; il dénombre ses élus et ses victimes. A l'heure des conflits économique planétaires, il faut revivre cette croisade et cette épopée du Capital. A l'heure où les audaces de la technologie bancaire nous font frémir, il faut relire cet hymne à la vie." (quatrième de couverture, éd. Livre de Poche).

" [...] Eh bien, sans la spéculation, on ne ferait pas d'affaires, ma chère amie... Pourquoi diable voulez-vous que je sorte mon argent, que je risque ma fortune, si vous ne me promettez pas une jouissance extraordinaire, un brusque bonheur qui m'ouvre le ciel ?... Avec la rémunération légitime et médiocre du travail, le sage équilibre des transactions quotidiennes, c'est un désert d'une platitude extrême que l'existence, un marais où toutes les forces dorment et croupissent ; tandis que, violemment, faites flamber un rêve à l'horizon, promettez qu'avec un sou on en gagnera cent, offrez à tous ces endormis de se mettre à la chasse de l'impossible, des millions conquis en deux heures, au milieu des plus effroyables casse-cou ; et la course commence, les énergies sont décuplées, la bousculade est telle, que, tout en suant uniquement pour leur plaisir, les gens arrivent parfois à faire des enfants, je veux dire des choses vivantes, grandes et belles... Ah ! dame ! il y a beaucoup de saletés inutiles, mais certainement le monde finirait sans elles. Alors, dit-elle, votre conclusion est qu'il faut s'y résigner, puisque cela est dans le plan de la nature... Vous avez raison, la vie n'est pas propre. [...]" (extrait du chapitre IV).

BEL EXEMPLAIRE DE L’ÉDITION ORIGINALE SUR PAPIER ORDINAIRE EN CONDITION STRICTEMENT D’ÉPOQUE.

Prix : 400 euros