mardi 17 janvier 2017

Rarissime Notice sur la marquise de Créquy (1855) imprimée à seulement 25 exemplaires. Superbe exemplaire relié en maroquin décoré de Fauconnier.


PERCHERON (Achille)

NOTICE SUR LA MARQUISE DE CREQUY.

Paris, 1855 [Imprimerie de Gustave Gratiot, 30, rue Mazarine, Paris]

1 volume in-12 (18 x 12 cm) de 86 pages. Portrait de la marquise de Créquy (avec armoiries) tiré sur papier de Chine en frontispice. Papier vélin.

Reliure de l'époque plein maroquin vert, dos à nerfs avec filets dorés en encadrement des caissons, plats richement décorés d'un encadrement de filets dorés et jeu de filets entrecroisés en losanges occupant le centre des plats, double-filet doré sur les coupes, encadrement intérieur de maroquin avec jeu de roulettes dorées, doublure et gardes de papier peigne, tranches dorées. A noter que sur les plats il a été teinté en noir un encadrement délimité par deux filets minces (imitant ainsi la mosaïque de cuir). Reliure signée FAUCONNIER dans la dentelle intérieure (partie haute du premier contre-plat).

ÉDITION ORIGINALE RARISSIME.

TIRAGE UNIQUE A 25 EXEMPLAIRES SEULEMENT.

Celui-ci ne porte pas de numéro.


Renée-Caroline-Victoire de Froullay de Tessé, Marquise de Créquy, née au Château de Montflaux à Saint-Denis-de-Gastines le 19 octobre 1714 et morte à Paris le 3 février 1803, est une femme de lettres française célèbre par son esprit. Elle se marie le 18 mai 1737, à la chapelle de l'hôtel de Lesdiguières, 10 rue de la Cerisaie, dans le IVe arrondissement de Paris, avec Louis de Blanchefort de Créquy, marquis de Créquy 1686-1741 (l'hôtel de Lesdiguières disparut en 1878). Leur fils est Charles-Marie de Créquy. Elle perd son mari dès 1741. Ses salons furent longtemps, et sous les régimes les plus différents, le rendez-vous de la bonne société. Les savoureux Souvenirs de la Marquise de Créquy, censés être de sa plume, semblent dus plutôt à celle de Maurice Cousin de Courchamps, ou du moins c'est à ce dernier, qui en brodant sur la trame de banals souvenirs véridiques, que nous devons les parties les plus géniales. Leur témoignage sur la noblesse du règne de Louis XV vient souvent contredire la mythologie forgée par les familles arrivées de la Monarchie de Juillet. On y voit défiler des personnages de grande et petite noblesse comme Madame de Maintenon ou Madame d'Urfé, des personnalités comme Voltaire ou Jean-Jacques Rousseau, mais aussi des aventuriers du XVIIIe comme le Comte de Saint-Germain, le Comte de Cagliostro, Casanova ou le Chevalier de Saint-George. Se fondant sur les références aux sources fictives citées par l'auteur pour appuyer ses dires, Quérard y voit un document apocryphe. Toujours est-il qu'on a là une fresque précise et colorée, à la fois légère et profonde, toujours juste et spirituelle, de la haute société de la fin de l'Ancien Régime. Contrairement à Saint-Simon, ou à La Bruyère, il n'y a chez Victoire de Froulay aucune aigreur ; le ton de conversation de sa plume, perlé d'une verve légère, toujours très juste, est sans doute le même que celui qui faisait de son salon l'un des plus recherchés de Paris. (source : Wikipédia).

Achille Percheron était le fils de l'exécuteur testamentaire de la marquise de Créquy.

Bien que de peu de pages, cet opuscule est très important puisqu'il dénonce la supercherie concernant la publication des soi-disant Souvenirs de la marquise de Créquy publiés pour la première fois en 18534-1835 puis en 1855 (10 tomes in-18). Ces souvenirs ont été en réalité rédigés par Cousen, comte de Courchamps.

Le relieur Fauconnier, bien qu'à l'évidence un très-habile relieur de son temps, ne figure pas dans le Dictionnaire de Fléty.

Références : Le Quérard, Archives d'histoire littéraire, n°650 ; Bibliographie de la France, 1855, p. 474, n°4180 (qui indique bien un tirage à 25 exemplaires) ; localisation : (Bnf, Réserve et BM de Moulins, Allier).

SUPERBE EXEMPLAIRE FINEMENT RELIÉ A L'ÉPOQUE.

Prix : 1.200 euros