samedi 12 novembre 2016

Première guerre mondiale 1914 - 1918 : VERDUN. Histoire des combats qui se sont livrés de 1914 à 1918 sur les deux rives de la Meuse, par Jacques Péricard, avec la collaboration de plusieurs milliers d'anciens combattants. Superbe exemplaire.

PÉRICARD, Jacques.

VERDUN. Histoire des combats qui se sont livrés de 1914 à 1918 sur les deux rives de la Meuse, par Jacques Péricard, avec la collaboration de plusieurs milliers d'anciens combattants.

Librairie de France, Paris, 1933

1 volume grand in-4 (32,5 x 26 cm) de 534 page, avec de nombreuses illustrations (photos, cartes, plans, etc.). Complet de la grande carte dépliante reliée à la fin du volume.

Cartonnage éditeur demi-percaline noire avec plats de percaline bleue dorée et estampée à froid sur le premier plat (plat historié : la couverture représente, en arrière plan l'ossuaire de Douaumont fraîchement inauguré, au premier plan une batterie de canons). Très bel état de la reliure restée très fraîche, quelques très légers frottements aux mors sans conséquence, coins piquant, plats superbes. Intérieur très frais. Quelques rousseurs à la carte et légères traces de mitage au bas du dernier feuillet (dans la marge).

ÉDITION ORIGINALE.

SUPERBE RELIURE ÉDITEUR DÉCORÉE.

Il s'agit du plus bel ouvrage et du plus complet sur la guerre à Verdun entre 1914 et 1918. La guerre de Verdun ne se résume pas, hélas, à la bataille de Verdun que tout le monde connaît (21 février au 19 décembre 1916), comme cet excellent ouvrage le prouve en donnant au public une foule de documents sur les différentes bataille de la zone de Verdun qui se sont déroulées entre 1914 et 1918.

Jacques Péricard, de son vrai nom Joseph Péricard, né le 17 décembre 1876 à Saint-Florentin, Indre, et mort le 18 mars 1944 dans l'Allier, ancien combattant de la Grande Guerre, était un journaliste et écrivain français nationaliste. Il a épousé en premières noces Marguerite Leroux à Paris, le 3 juin 1911, puis s'est remarié après son veuvage avec Alice Ritte, à Vierzon le 26 août 1917. Il sera père de huit enfants, parmi lesquels le journaliste et homme politique Michel Péricard. Il effectua son service actif au 90e Régiment d'infanterie. Réserviste au 62e régiment d'infanterie territoriale en 1914, il est versé sur sa demande dans une unité d'active, le 95e RI, en octobre 1914. D'abord adjudant, il est nommé sous-lieutenant le 24 mai 1915, pour sa bravoure au Bois-Brûlé où il a crié « Debout les morts ! » le 8 avril. Ce cri est devenu célèbre par la suite. Il a publié de nombreux ouvrages sur la bataille de Verdun. « Qui n’a pas combattu à Verdun ne connaît rien à la misère humaine », affirme-t-il dans Verdun 1916. On lui doit également plusieurs romans autobiographiques inspirés de sa vie de soldat. Pour l'ancien soldat et historien Jean-Norton Cru (1879-1949), l'œuvre de Péricard n'est que pure affabulation : « Une collection d'anecdotes fantaisistes dont l'auteur souligne le caractère imaginaire par le ton humoristique de son style ». Après la guerre, Péricard, employé à l'agence Havas, se présente comme le porte-parole des anciens combattants. Il propose en 1921 de ranimer chaque jour la flamme du soldat inconnu. Catholique pratiquant, il est président de la DRAC (Ligue des Droits des Religieux Anciens Combattants). Il collabore aussi à différents journaux (L’Intransigeant, L'Ouest-Éclair, Le Bien public, Le Salut public). En 1922, il lance une publication annuelle, l'Almanach du combattant, qui perpétue le souvenir de la Grande Guerre et défend les droits des anciens combattants. L’Almanach sera encore publié en 1993, après une interruption pendant la Seconde Guerre mondiale. Les initiatives de Péricard en faveur des anciens combattants et son engagement pour les valeurs patriotiques le mèneront à cultiver un nationalisme de plus en plus militant. En novembre 1927, il est nommé président d'honneur de l'association des Croix-de-Feu, fondée par Maurice d'Hartoy, qui regroupait à l'origine les titulaires de la Croix de Guerre, et qui, à partir de 1929, deviendra une ligue nationaliste et paramilitaire sous la direction du colonel de la Rocque. En 1940, son appartement de Saint-Germain-en-Laye est perquisitionné, et c'est sans doute à cette occasion que disparaissent les matrices de la plupart de ses ouvrages, censurés par les autorités allemandes. En 1940, il devient vice-président de la Légion française des combattants créée par le régime de Vichy. Tué dans une embuscade (ou sous les tirs accidentels de soldats allemands lors d'un barrage routier) le 18 mars 1944, il a droit à des obsèques officielles auxquelles assiste en personne le maréchal Pétain. (source : Wikipédia).

SUPERBE EXEMPLAIRE DE CE LIVRE DE RÉFÉRENCE.

Prix : 200 euros