vendredi 6 février 2015

Le semeur de cendres par Charles Guérin (1873-1907), poésies, illustrées par Aguste Leroux (Ferroud, 1923). Exemplaire sur Japon avec double état des eaux-fortes. A relier.



Charles GUERIN - Auguste LEROUX, illustrateur

LE SEMEUR DE CENDRES. Illustrations de Auguste Leroux, gravées à l'eau-forte par E. Decisy, sur bois par Clément.

Paris, Librairie des Amateurs, A. Ferroud - F. Ferroud, succ., 1923

1 volume in-4 (25 x 16,5 cm), broché (débroché), sans couverture, 220 pages. Exemplaire en parfait état mais à relier. 15 eaux-fortes originales d'après les dessins d'Auguste Leroux (1 frontispice en couleurs, 11 hors-texte, 2 en-tête et un cul-de-lampe).


NOUVELLE ÉDITION.

TIRAGE A 1.225 EXEMPLAIRES.

CELUI-CI, 1 DES 100 EXEMPLAIRES SUR JAPON AVEC DOUBLE ÉTAT DES ILLUSTRATIONS.


Ouvrage poétique publié pour la première fois en 1901 au Mercure de France.

Charles Guérin appartient à une dynastie d'industriels lorrains, propriétaire de la célèbre Faïencerie de Lunéville-Saint-Clément, connue aussi sous le nom Keller et Guérin. Au sein de cette grande famille, où il est l'aîné de huit enfants, il reçoit une solide éducation humaniste et religieuse, dont l'influence sur l'œuvre poétique est déterminante. Il fait ses études à Saint-Pierre-Fourier (Lunéville), puis à la Faculté des Lettres de Nancy, où il prépare une licence d'allemand (1894-1897). À ses études le jeune homme préfère largement la poésie. Il publie son premier recueil Fleurs de neige en 1893, puis Joies grises en 1894 et Le Sang des crépuscules en 1895, trois recueils marqués par l'influence du poète symboliste belge Georges Rodenbach qui préface un recueil. Il fait également de nombreux séjours à Paris, où il fréquente les cercles poétiques et littéraires à la mode, en particulier le salon de José-Maria de Heredia et les célèbres Mardis symbolistes de Stéphane Mallarmé. Alfred Vallette, directeur du Mercure de France, lui confie la rédaction de quelques articles de critique littéraire et artistique et édite ses œuvres : Le Cœur solitaire, Le Semeur de cendres et L'Homme intérieur. Charles Guérin se consacre désormais entièrement à la littérature, écrit de nombreux poèmes, dont beaucoup ne seront jamais publiés, un projet de roman, des notes diverses de voyage... Il collabore aussi à plusieurs revues dont L'Ermitage et fréquente de nombreux jeunes écrivains : Paul Léautaud, Maurice Magre, Paul Fort, Jean Viollis, Albert Samain, et surtout, à partir de 1897, Francis Jammes, auquel le lie une grande et profonde amitié et qui est le dédicataire de plusieurs poèmes. La vie parisienne de Charles Guérin est entrecoupée de nombreux voyages à l'étranger : en Allemagne, particulièrement à Bayreuth, où il découvre avec enthousiasme l'œuvre de Richard Wagner, mais aussi en Belgique, en Suisse, en Italie... Ou encore sur la Côte d'Azur, ou dans le Béarn, à Orthez (Basses-Pyrénées) chez Francis Jammes. Un amour passionné et malheureux, mais surtout une sensibilité irrémédiablement mélancolique et une santé fragile épuisent vite le poète, qui meurt prématurément d'une tumeur au cerveau, à l'âge de 33 ans, en 1907. La sincérité, la douleur et la profondeur de son œuvre situent Charles Guérin dans la pure tradition lyrique de la poésie française, entre Symbolisme et Parnasse, à la transition des XIXe et XXe siècles. (Source Wikipédia).

Nous proposons ici un exemplaire de l'édition la plus luxueuse de ces poésies.


BON EXEMPLAIRE SUR JAPON, A RELIER.

Prix : 200 euros